Monsieur Nizar BARAKA, Ministre de l`Economie et des Finances, a affirmé dans un entretien publié le vendredi 07 septembre 2012 par le quotidien «Al Massae» que les hypothèses qui évoquent un déficit budgétaire de 9% en 2012 sont « infondées » indiquant que le gouvernement déploie un effort important pour contenir le déficit budgétaire à 5% du Produit intérieur brut (PIB), au lieu de 6,1% en 2011. Le débat relatif aux niveaux du déficit budgétaire a porté sur l`écart important entre les premières estimations de la Loi de finances et les résultats enregistrés récemment, a-t-il souligné, en ajoutant que le déficit prévu dans la Loi de finances 2011 ne dépassait pas 3,5% du PIB, mais il a grimpé à 6,1% à la fin de l`année en raison de la flambée des prix des matières premières sur le marché international. En raison de cette flambée, les dépenses de la Caisse de compensation ont dépassé 48 milliards de dirhams (MMDH), en plus des résultats du dialogue social qui ont contribué à l`augmentation d`environ 13 MMDH des dépenses de l`Etat, dont une partie a été exécutée dans l`exercice budgétaire 2011 et le reste dans l`exercice 2012, a expliqué M. le ministre. Les résultats des finances publiques et les mesures qui seront prises permettront de maîtriser le déficit budgétaire, a-t-il affirmé, notant que les estimations prévoient une amélioration des recettes, en particulier fiscales. Ainsi, a-t-il expliqué, les recettes de l`impôt sur le revenu (IR) ont augmenté de 20%, celles provenant de la taxe sur la valeur ajoutée (TVA) ont progressé de 7% et les recettes de l`impôt sur les sociétés (IS) ont enregistré des niveaux élevés. Le gouvernement poursuivra sa politique de rationalisation des dépenses en vue de réduire les dépenses de fonctionnement et, par conséquent, maîtriser le déficit budgétaire, a poursuivi M. Baraka. Les données préliminaires confirment que les mesures adoptées dans le domaine de la gestion permettront d`économiser environ 10 MMDH, en plus de 5,7 MMDH économisés à la faveur de l`augmentation des prix des carburants, a-t-il ajouté. En dépit de la crise économique mondiale, l`économie nationale a réalisé un taux de croissance de 4,5% qui reste élevé par rapport à d`autres pays de la région MENA, a poursuivi le ministre. Par ailleurs, le ministre a assuré que les chiffres fournis par le ministère de l`Economie et des finances durant les dernières années sont exacts et conformes aux normes financières internationales. Le Maroc a été placé en bonne position, à plusieurs reprises, dans le classement du Fonds monétaire international en matière d`exactitude des données statistiques, a-t-il rappelé. Pour ce qui est des petites et moyennes entreprises (PME), M. Baraka a indiqué que le gouvernement a élaboré une stratégie claire qui donne la priorité à ces entreprises dans l`attribution des marchés publics. A ce propos, un projet de décret, qui confère aux PME le droit de bénéficier de 20% de ces marchés est examiné par le Secrétariat général du gouvernement. Source: MAP