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Performance de l`économie Marocaine: résultat de plusieurs années de réforme

22/02/2007
Performance de l`économie Marocaine: résultat de plusieurs années de réforme

" Le Maroc se dirige vers l`avenir avec confiance", c`est ce qui ressort de la rencontre de M. Fathallah OUALALOU avec la presse, le 20 février courant, au siège du Ministère des Finances et de la Privatisation. Le constat de Monsieur le Ministre repose sur la lecture d`une série d`indicateurs et d`agrégats macroéconomiques qualifiés de très performants. L`indicateur le plus révélateur à retenir, est la progression du PIB en 2006 de 8,1%, mettant ainsi le taux moyen de croissance durant les 6 dernières années au voisinage de 5,4%.Parmi les indicateurs, qui témoignent de la bonne santé de l`Economie Marocaine durant l`année dernière, Monsieur le Ministre a cité le taux d`investissement, situé à 29,4% du PIB, le taux d`épargne qui a atteint prés de 33%, le taux d`inflation maîtrisé à 3,3% et les réserves de changes qui se sont élevées à 190MM DH.La progression de 8,1% PIB, s`explique par les performances enregistrés par la fiscalité, avec (+ 12,8%) des recettes fiscales, ( +24% ) des certificats négatifs, (+8%) de la demande d`énergie et 58 MMDH comme crédits à l`Economie.Les secteurs ayant contribué à cette croissance, sont l`agriculture avec une bonne compagne agricole(93M quintaux de céréales), le tourisme (6,6 M de touristes), un secteur des bâtiments en vigueur et une industrie en évolution continue. Le Ministre a noté avec fierté que la croissance au Maroc repose, de plus en plus, sur l`investissement dont le taux s`élève à 29,4%.Le deuxième volet de l`exposé de M. OUALALOU devant la presse nationale a concerné les échanges extérieurs qui en dépit d`un contexte international caractérisé par la flambée des cours du pétrole et la croissance limitée de l`économie de l`Union Européenne, ont enregistré une progression de nos exportations (110 MMDH) de 11,2%, permettant ainsi, une stabilisation du déficit commercial. Cette stabilisation due en grande partie aux Services (services, ingénierie et la technologie des télécommunications, les transferts des MRE?) qui deviennent de plus en plus indispensables dans l`Economie Marocaine.Concernant les finances publiques, M. OUALALOU a indiqué que la position budgétaire du Royaume a été marquée en 2006 par la réalisation d`excellentes performances en comparaison aussi bien avec l`exercice précédent qu`avec les prévisions initiales de la Loi de Finances 2006.Ainsi, le déficit budgétaire, qui est du en grande partie à deux facteurs conjoncturels : la compensation du pétrole et les pensions versées à la CMR, a été maîtrisé en 2006 à environ 1,7% PIB contre 4% en 2005 et 2,8% au titre des prévisions de la Loi de finances . Grâce aux performances de notre fiscalité, les Recettes ordinaires (135 MMDH) ont enregistré une nette amélioration (+ 10,5%). Cette fiscalité s`est caractérisée selon M. le Ministre, en 2006, par le dépassement des impôts indirects dénotant ainsi une justice fiscale de plus en plus enregistrée.La quatrième et dernière partie de l`intervention de M. OUALALOU a été consacrée à la dette du Trésor. A ce niveau, il ressort des résultats enregistrés au cours de l`année 2006 une tendance d`amélioration des principaux indicateurs d`endettement extérieur conjuguée à un ralentissement de l`encours de la dette intérieure.Ainsi, le taux d`endettement extérieur public s`est amélioré de 2,3% PIB pour s`établir à 19,9%? contre 22.2% à fin 2005. L`encours de la dette extérieure s`est établi à fin 2006 à prés de 265,8 MMDH? contre 258,5 MMDH à fin 2005, il n`a ainsi progressé que de 7,3 MMDH ou 2,8% contre 34,6 MMDH ou 15,5% en 2005.Pour l`essentiel du financement du Trésor, il est non bancaire et n`exerçant aucun effet d`éviction sur le secteur privé, a indiqué Monsieur le Ministre.