Dans le cadre du Partenariat de Deauville, Monsieur Salaheddine MEZOUAR, Ministre de l`Economie et des Finances a participé, le samedi 10 septembre 2010 à Marseille, à la réunion des Ministres des finances des pays du G8 , en plus du Maroc, de l`Egypte, de la Jordanie, de la Tunisie, des pays du Conseil de la Coopération du Golfe, de la Turquie et des Présidents des Institutions Financières Internationales et Arabes. M. MEZOUAR a été accompagné par Monsieur Khalid SAFIR, Secrétaire Général et Madame Faouzia ZAABOUL, Directeur du Trésor et des Finances Extérieures. Ce Partenariat a été lancé lors du Sommet du G8 tenu à Deauville le 27 mai 2011 pour soutenir les pays arabes réformateurs à mettre en oeuvre les réformes économiques et sociales nécessaires pour favoriser une croissance durable et la consolidation des démocraties stables. Au niveau de son programme économique, le partenariat de Deauville a pour but de soutenir ces pays à répondre aux différents défis économiques, pour favoriser une croissance forte et globale confortant le processus démocratique et permettant l`élargissement des opportunités économiques, sur la base des priorités définies et approuvées au niveau national. Lors de son intervention, M. MEZOUAR a mis en avant la dynamique interne des réformes politiques, économiques et sociales menée dans la continuité et la stabilité par le Maroc. Il a, à cet égard, rappelé que le Maroc a adopté le 1er juillet 2011 une nouvelle Constitution enregistrant une grande avancée démocratique marquée par la consécration d`un régime constitutionnel fondé sur la séparation, l`équilibre et la collaboration des pouvoirs et consacrant les principes de bonne gouvernance, de la primauté des droits de l`Homme, de la protection des libertés individuelles, et la corrélation entre responsabilité et reddition des comptes. Sur le plan économique, M. MEZOUAR a souligné que l`économie marocaine a connu des mutations profondes durant ces dernières années, résultant d`une dynamique de réformes structurelles qui ont touché les domaines politique, institutionnel et social et qui ont renforcé la diversification des structures de l`économie marocaine, lui permettant d`atteindre un nouveau palier de croissance. Il a rappelé que ces réformes structurelles et sectorielles ainsi que la gestion macroéconomique prudente ont permis au Maroc de disposer de marges de manoeuvre pour relancer la demande intérieure et favoriser le financement de l`économie dans le contexte de la crise économique et financière mondiale. M. Mezouar a signalé que ces acquis sont aujourd`hui de nouveau mis à l`épreuve, sous l`effet conjugué de l`impact du contexte politique régional sur les investissements directs étrangers et le tourisme, de la flambée des cours des matières premières et du pétrole en particulier et ses incidences sur les équilibres interne et externe et de l`impact prévisible des perspectives négatives de l`économie mondiale. Il a, également, souligné que les performances réalisées ces dernières années par l`économie marocaine confortent le Maroc dans ses choix de politiques de développement et appellent l`accélération du rythme de réalisation des infrastructures socio-économiques et de mise en oeuvre des différentes stratégies sectorielles et des grands projets structurants et des programmes de promotion de l`emploi, notamment des jeunes et de mise à niveau des régions les plus défavorisées. Il a, à cet égard, souligné que pour la mise en oeuvre de sa stratégie de développement, le Maroc compte d`abord sur la mobilisation de ses ressources intérieures. Il a, par ailleurs, appelé les pays membres au Partenariat de Deauville et les Institutions Financières Internationales et Régionales à soutenir financièrement, de manière réelle et sans donner de faux espoirs, cette dynamique interne de réformes et de progrès politique, économique et sociale dans la région.