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Le Ministre de l’Economie et des Finances a présenté le bilan de l’exécution de la LF2019 et les perspectives de préparation du PLF 2020 devant le Conseil du Gouvernement et le Parlement : 25/07/2019

Le Ministre de l’Economie et des Finances a présenté le bilan de l’exécution de la LF2019 et les perspectives de préparation du PLF 2020 devant le Conseil du Gouvernement et le Parlement

Monsieur Mohamed BENCHAABOUN, Ministre de l’Economie et des Finances, a présenté jeudi 25 juillet 2019, d’abord au Conseil du Gouvernement et par la suite devant les commissions des finances des deux chambres du Parlement, le bilan de l’exécution de la Loi de finances pour l’année 2019 et les perspectives de préparation du Projet de Loi de Finances pour 2020 et ce, conformément aux dispositions de l'article 47 de la Loi Organique relative à la Loi de Finances.

Ainsi, il a été annoncé que l'indice de croissance général du Produit Intérieur Brut (PIB) pour l'année 2019 a atteint 2,9%, avec une performance satisfaisante des activités non agricoles, et indiqué que le cadre référentiel pour la préparation du Projet de la Loi de Finances se base sur les Hautes Orientations de SM le Roi Mohammed VI ayant permis au Maroc de lancer une série de chantiers, de projets et de stratégies durant les 20 dernières années.

Dans la présentation, il a été souligné l’évolution de la situation économique générale, tout en mettant en exergue les principaux indicateurs économiques internationaux et nationaux, caractérisés par le recul de la croissance économique mondiale à 3,2% au premier semestre de 2019 contre 3,6% lors de la même période de 2018. Ce recul a été enregistré au niveau de la zone euro avec laquelle le Royaume réalise de grandes transactions commerciales. Il est le résultat également de la hausse des cours du pétrole par rapport à 2016 et 2017, période au cours de laquelle les prix sont passés de 44 à 54,4 dollars, avant d’atteindre 77,1 dollars en 2018 et connaissent une baisse relative à 68 dollars en 2019. Les tensions commerciales mondiales dans nombre de régions, dont le Moyen-Orient ainsi que les conséquences du Brexit ont été également citées comme étant des éléments ayant un impact au niveau mondial.

Concernant l’Economie nationale, il a été noté la poursuite de l’amélioration des conditions de financement de l'économie nationale avec la hausse des prêts bancaires et le recul du taux d'inflation à 0,1% en 2019 contre 2,3% en 2018. Le taux de chômage a baissé de 0,5% par rapport à 2018 pour s'établir à 10%, mais en dépit de ce léger recul, le taux de chômage dans les zones urbaines est resté à 14,5%, alors que celui des diplômés se situe à 19,5%, d’où la nécessité de redoubler d’efforts.

Par ailleurs les importations ont crû de 3,2% et les exportations de 2,7%, ce qui a entraîné une hausse du déficit de la balance commerciale d'environ 5,2%, face à une augmentation de 4% des recettes touristiques. Les indicateurs qui font état notamment d’une amélioration sont les exportations de textiles et de cuir (1,2%), les exportations agricoles (5,1%), l'industrie automobile (12%) et l'industrie électronique (0,6%). Par conséquent le déficit du compte courant de la balance des paiements pourrait reculer de 5,5% en 2018 à 4,5%.

Par rapport à l’exécution de la Loi de Finances 2019 lors des six premiers mois, il a été indiqué que les revenus courants ont augmenté pour atteindre 122 MMDH avec un taux de réalisation de 49%, soit une hausse de 7% par rapport à 2018.

Concernant les dépenses courantes, elles ont crû de 4,7 milliards de dirhams, en raison de la hausse de la masse salariale à 54,4 MMDH, alors que le taux de réalisation s’est établi à 46%. Les dépenses totales ont atteint 114 MMDH dont 7,9 MMDH pour les dépenses de compensation. Quant aux émissions au titre des investissements lors de la première moitié de 2019, le taux de réalisation s’est établi à 56,4%, soit 32,5 MMDH, tandis que le taux de déficit budgétaire a reculé passant de 21,1 MMDH lors des six premiers mois de 2018 à 16,6 MMDH pendant la même période de l’année en cours en comptabilisant les revenus de la privatisation.

Les enjeux futurs liés à la Loi de Finances 2020 et 2021, ont été également évoqués dans la présentation. Il s’agit de la mise en œuvre des engagements du dialogue social, ayant atteint cette année 5,2 MMDH contre 6 MMDH en 2020 et 2,9 MMDH en 2021, du lancement de la réforme globale du régime des retraites, ainsi que des échéances relatives à la Caisse de Compensation et de la mise en œuvre de la régionalisation avancée. Cette dernière a atteint cette année 8,5 MMDH en tant que ressources financières allouées aux régions contre 10 MMDH en 2021.

​La vision du Ministère de l’Economie et des Finances, pour les années à venir en matière de programmation du budget global a été également présentée au niveau aussi bien du Conseil du Gouvernement que du Parlement.