Le Ministre de l`Economie et des Finances, M. Nizar BARAKA, a souligné que les organismes de financement internationaux ont exprimé leur confiance au Maroc pour "sa capacité de mener à bien les réformes et d`asseoir la stabilité de son cadre macroéconomique". "Le Royaume a été le seul pays à avoir bénéficié de la ligne de précaution du Fonds Monétaire International (FMI), au moment où d`autres pays ont été amenés à faire des crédits stand-by, c`est-à-dire des plans d`ajustement structurel", a affirmé M. BARAKA, qui était jeudi 11 octobre 2012, "l`invité de la rédaction" de Radio Médi 1. "Cette facilité de caisse accordée au Maroc ne sera utilisée qu`en cas de forces majeures qui pourraient affecter la balance des paiements telle une forte hausse des matières premières", a expliqué M. le Ministre qui se trouve au Japon où il prendra part aux travaux des assemblées annuelles du FMI et de la Banque Mondiale (BM). "Dans le cadre du nouveau contrat de partenariat stratégique avec la BM, le Royaume a doublé sa capacité de mobilisation des fonds, passant de 350 millions à 700 millions de dollars et aspire atteindre 1 milliard de dollars par an", a-t-il ajouté. "Un pays en développement comme le Maroc, qui connaît un rythme de croissance de l`ordre de 5 % par an et une véritable dynamique au niveau des grands chantiers d`infrastructures et de développement, accélérée avec le projet de l`instauration de la régionalisation avancée, a besoin d`avantage de moyens pour pouvoir atteindre ses ambitions", a-t-il dit. M. le Ministre a fait savoir, dans ce sens, que "le partenariat de Deauville va permettre réellement au Royaume d`accompagner son secteur privé", ajoutant que le fonds de transition pourra être utilisé aussi pour répondre aux problématiques majeures, notamment l`insertion des jeunes, l`intégration de la femme dans le développement et tout ce qui a trait à l`accélération de la croissance économique. Les membres du Partenariat de Deauville avaient annoncé le lancement d`une nouvelle initiative pour aider cinq pays arabes, dont le Maroc, à accéder aux marchés financiers afin d`accélérer leur développement, à l`occasion d`une réunion ministérielle à Washington en marge des Assemblées du printemps du FMI et de la BM (20-22 avril 2012). En ce qui concerne l`impact de la crise européenne sur l`économie marocaine, il a précisé que cette situation s`est traduite par "un ralentissement de la croissance du PIB non agricole de 4,8 % à 4,5 %, soit 0,3 point, ce qui reste limité". M. le Ministre a, toutefois, relevé une reprise des investissements étrangers au Maroc en 2012 qui ont "augmenté de 12 % fin août dernier". "Cette année, nous tablons sur une croissance de 3,4 % et nous comptons atteindre 4,5 % en 2013. Pour l`élaboration des prévisions de la Loi de finances, nous avons considéré qu`il fallait rester prudent et agir pour réaliser ses 4,5 %, voir plus``, a-t-il dit, rappelant que le FMI, dans ses dernières prévisions, a considéré que la croissance économique du Maroc atteindrait 5 %. M. BARAKA est à la tête d`une importante délégation pour prendre part aux travaux des assemblées annuelles du FMI et de la BM, prévues du 12 au 14 octobre dans la capitale japonaise. Source : map