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La première partie du projet de la loi de finances 2015 adoptée mardi à la majorité par la Chambre des Conseillers : 17/12/2014

La première partie du projet de la loi de finances 2015 adoptée mardi à la majorité par la Chambre des Conseillers

​La Chambre des Conseillers a adopté à la majorité, mardi 16 décembre 2014, la première partie du projet de la loi de Finances 2015, avec 53 voix pour et 49 abstentions.

Le Ministre de  l’Economie et des Finances qui a répondu lundi 15 décembre 214 aux interventions des groupes parlementaires à la Chambre des Conseillers, estime que le Projet de loi de finances (PLF) 2015 renferme autant d'atouts le prédisposant à constituer un tournant décisif dans le modèle marocain de développement.

Monsieur Mohammed BOUSSAID a souligné que l'approche adoptée par le Gouvernement est en parfaite harmonie avec les Hautes Orientations Royales d'autant plus qu'elle s'appuie sur la valorisation et la consolidation des acquis du modèle marocain de développement et le réajustement des dysfonctionnements, à même de réaliser une croissance équilibrée incluant toutes les catégories sociales ainsi que les zones et régions du Royaume.

« Le renouvellement du modèle de développent ne signifie pas que l'approche basée sur le soutien à la demande intérieure a atteint ses limites », a expliqué Monsieur le Ministre en précisant que ce choix a été dicté par les contraintes de la crise et le maintien des équilibres sociaux, contribuant ainsi à prémunir le pays contre de graves dérives qu'ont connues plusieurs pays de la région.

« Le modèle marocain a démontré ses capacités de résilience dans la mesure où le Royaume a réussi à maintenir un taux de croissance en perpétuelle évolution », a affirmé Monsieur BOUSSAID en soulignant que : « la demande intérieure en tant que vecteur majeur de croissance économique nationale a fait montre d'une grande dynamique soutenue par un secteur financier moderne, solide et structuré, permettant ainsi d'atténuer les répercussions de la baisse de la demande extérieure et de préserver la stabilité économique du pays dans un contexte de crise financière et économique mondiale».

Par ailleurs, le Ministre de l’Economie et des Finances  a soutenu que l'investissement est un des piliers du modèle économique de développement marocain qui s'appuie sur le renforcement de la demande intérieure (consommation/investissement) et sur la diversification des sources de croissance. Il a à cet égard, rappelé que la formation brute de capital fixe (FBCF) a réalisé un taux de croissance annuel en prix fixe de 5,3 % durant la période 2000-2013 contre 3,8 % dans les années 1990.

« Ce résultat s'explique par la politique d'investissement publique (180,3 milliards de dirhams en 2013 contre 47,5 en 2003), faisant de cette politique un vecteur essentiel pour l'investissement privé national et étranger et un moteur de l'économie », a affirmé Monsieur le Ministre.

Monsieur BOUSSAID  a en outre rappelé les efforts consentis par le Gouvernement pour rétablir les équilibres macroéconomiques, faisant savoir que le déficit budgétaire devrait être maîtrisé autour de 4,3 % en 2015 contre 7% en 2012 et de 4,9 % en 2014, alors que le déficit de la balance des paiements devrait être autour de 6,7 % en 2015.

S’exprimant au sujet de la répartition de la richesse, Monsieur le Ministre a attiré l’attention sur la nécessité de mettre en place des mécanismes de création de richesse avant d'évoquer sa répartition, notant dans ce cadre que le Gouvernement est animé par le souci de développer des mécanismes à même de favoriser l'insertion de toutes les catégories sociales dans la création de la richesse. Le but étant de réaliser un développement intégré.