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Déclaration de la mission du FMI à l`issue des consultations avec le Maroc au titre de l`article IV pour l`année 2007

12/06/2007
Déclaration de la mission du FMI à l`issue des consultations avec le Maroc au titre de l`article IV pour l`année 2007

Une mission du FMI dirigée par M. Domenico Fanizza a séjourné à Rabat depuis le 31 mai 2007 dans le cadre des consultations régulières au titre de l`article IV des statuts du FMI, requérant un examen annuel des politiques économiques de tous les pays membres du FMI. Cet examen sera parachevé par la préparation d`un rapport qui sera soumis au Conseil d`administration du FMI en août 2007Les conclusions préliminaires de la mission ainsi que le rapport final seront publiés sur le site Internet du FMI. Ces conclusions, ainsi que les rapports des années précédentes et d`autres publications du FMI sur le Maroc peuvent être consultés sur le site suivant : www.imf.org/external/country/MAR/index.htm. Les discussions ont porté comme à l`accoutumée sur les politiques économiques et les perspectives économiques à court et moyen terme. La mission a eu des entretiens fructueux avec M. Oualalou, Ministre des Finances et de la Privatisation, M. Boussaid, Ministre de la Modernisation des Secteurs Publics, M. Jouahri, Gouverneur de Bank Al-Maghrib, ainsi qu`avec le Haut Commissaire au Plan, M. Lahlimi. Les services du FMI tiennent à remercier vivement les autorités marocaines de l`excellent esprit de collaboration qui a présidé aux discussions, la chaleur de leur accueil, et leur grande disponibilité.La mission a noté avec satisfaction les excellents résultats enregistrés en 2006. L`augmentation régulière de la croissance non-agricole depuis 2003 traduit une diversification de ses sources. Au total, la croissance moyenne du PIB a atteint 5,4% depuis 2001, marquant une rupture de tendance avec le passé. Ces bons résultats sont le reflet de la qualité de la gestion macroéconomique et des réformes entreprises pour accroître la productivité globale de l`économie et sa résilience aux chocs. Les évolutions constatées au cours des premiers mois de 2007 semblent confirmer que la croissance totale, bien qu`encore affectée par les aléas climatiques, s`en affranchit graduellement. La chute prévisible de la production agricole devrait réduire la croissance du PIB de 8,1% en 2006 à 2,5% en 2007. Cependant, la croissance du PIB non-agricole passerait de 5,2% en 2006 à 5,5% en 2007, tirée par le dynamisme de l`investissement privé. La position extérieure devrait continuer de se renforcer, et le niveau des réserves resterait largement supérieur à l`encours de la dette extérieure. L`inflation resterait maîtrisée, et le déficit budgétaire se maintiendrait en-deçà de 3% du PIB.L`objectif de la politique macroéconomique reste de pérenniser et de consolider la dynamique en cours pour rapprocher le niveau de vie de la population de celui des pays émergents de l`OCDE. Une croissance plus forte permettrait également de poursuivre la réduction du chômage qui demeure élevé en milieu urbain, surtout chez les jeunes. Dans ce contexte, les discussions ont porté sur quatre grands axes stratégiques.Poursuite de la consolidation de la position budgétaire de moyen terme, afin d`amener l`encours de la dette publique, exprimé en pourcentage du PIB, à un niveau plus proche de la moyenne des pays émergents de l`OCDE. Les perspectives budgétaires favorables de 2007 apparaissent conformes à cet objectif, grâce à la confirmation des bonnes performances fiscales enregistrées en 2006, et à la modération des dépenses courantes, notamment de la masse salariale. Le maintien des dépenses de compensation au sein de l`enveloppe prévue (1,7 pourcent du PIB), facilitera également la réalisation de l`objectif de déficit.Maintien d`un niveau d`inflation faible face au dynamisme accru de la demande intérieure et de l`investissement, tant domestique qu`étranger. Malgré le ralentissement de l`inflation observé au cours des quatre premiers mois de 2007, la vigilance affichée par Bank Al-Maghrib (BAM) reste de mise. De plus, le renforcement du cadre opérationnel et de prévision de BAM, ainsi que ses efforts en matière de communication, continueront d`améliorer la transparence de la politique monétaire et de mieux ancrer les anticipations d`inflation. Approfondissement de l`intermédiation financière afin d`assurer une allocation efficace des ressources disponibles pour le financement de l`économie. L`essor récent du crédit au secteur privé témoigne du succès des mesures mises en ?uvre dans ce domaine. Parallèlement, la poursuite des progrès en matière de supervision permettra de renforcer la solidité du secteur financier. A cet égard, la réduction significative du portefeuille des créances en souffrance, dont la part en pourcentage des prêts a été réduite de 15,7% en 2005 à 10,9% en 2006, et l`amélioration du provisionnement de ces créances par les banques constituent des avancées importantes.Approfondissement de l`intégration du Maroc à l`économie mondiale. Les progrès en matière de libéralisation commerciale se poursuivent sur le plan bilatéral et régional. Les efforts déployés par le Maroc dans le cadre du renforcement de l`intégration économique du Maghreb sont encourageants. Ces efforts doivent cependant s`accompagner de la poursuite de la libéralisation multilatérale afin d`éviter tout risque de détournement du commerce. En offrant des marges de man?uvre supplémentaires à la gestion macroéconomique, la transition vers un régime de change plus flexible facilitera également la réussite de l`intégration du Maroc à l`économie mondiale.