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M. BENCHAABOUN énumère les grandes réformes pour inciter les MDM à investir dans le Royaume : 16/02/2021

M. BENCHAABOUN énumère les grandes réformes pour inciter les MDM à investir dans le Royaume


Monsieur Mohamed BENCHAABOUN, Ministre de l’Economie, des Finances et de la Réforme de l’Administration a affirmé, mardi 16 Février 2021 à Casablanca, que les transferts des Marocains Du Monde (MDM) jouent un rôle important dans le renforcement de la position extérieure du Maroc, puisqu’ils ont représenté 6% du PIB en moyenne au cours des cinq dernières années et couvert environ 35% du déficit commercial.

Monsieur le Ministre qui s’exprimait lors d’une rencontre virtuelle, organisée par la Confédération Générale des Entreprises du Maroc, autour des opportunités d'investissement au Maroc, a précisé que durant l’année 2020, alors qu’ils ont enregistré une baisse importante au début de la pandémie de la Covid-19, les transferts des MDM ont très vite repris leur trend habituel durant les mois suivants. Ils se sont situés en 2020 à +5% par rapport à 2019, soit 68 milliards de Dirhams ou encore près de 7,5 milliards de dollars. Ce qui démontre, selon Monsieur BENCHAABOUN, toute la solidarité du lien et de l’attachement de la diaspora à son pays d’origine.

Par ailleurs et en analysant la destination de ces transferts, Monsieur le Ministre a avancé trois constats :

Le premier a trait à la part réservée à l’épargne qui se situe entre 15 et 20% des transferts de MDM. Les dépôts ainsi constitués s’élèvent à plus de 190 milliards de Dirhams, soit un peu moins de 20% des dépôts bancaires ;

Le second concerne la contribution des MDM au développement économique et social et à l’amélioration des conditions de vie des populations, puisque l’essentiel de leurs transferts est orienté vers la solidarité et le soutien aux familles.

Enfin, les investissements des MDM ne représentent que 10% des transferts dont 70% vont vers l’immobilier. Dans ce cadre, l’attention a été attirée sur les raisons qui font que le Maroc ne profite pas du potentiel d’investissement des MDM, notamment de la part de la diaspora instruite dans les secteurs les plus productifs et à forte valeur ajoutée, au moment où le Royaume a fait d’énorme efforts pour faciliter et encourager l’investissement. L’insuffisance de la communication a été ainsi pontée comme étant le premier point d’amélioration qu’il convient rapidement d’adresser.

Ainsi, Monsieur le Ministre a profité de l’occasion pour énumérer trois grandes réformes récentes, en lien avec l’acte d’investir, bénéficiant naturellement aux MDM. Il s’agit en premier lieu de l'évolution de l'environnement d'affaires, faisant observer qu'au fil des années, le Royaume ne cesse de gagner des places au niveau du classement Doing Business où il est positionné à la 57ème place et pourrait poursuivre l’amélioration de ce classement, avec les réformes déjà engagées. Il a cité à cet égard, la Loi sur les Suretés Mobilières, la Loi sur le Crowdfunding, récemment adoptée par le Parlement, la grande réforme des Centres Régionaux d’Investissement, initié il y a trois ans, et la loi 55-19, entrée en vigueur fin septembre 2020, qui constitue une rupture positive aux niveaux des procédures administratives et de la relation entre l’Administration et l’usager notamment, l’opérateur économique.

Par ailleurs, et évoquant le fonds « MDM Invest », créé il y a une dizaine d’années pour encourager les investissements des Marocains Résidant à l’Etranger, Monsieur le Ministre a annoncé la revue de ce produit afin d’en faire un outil puissant, d’incitation à l’investissement des MDM. Cette révision se fera dans une démarche ouverte et concertée.

Enfin, Monsieur le Ministre n’a pas manqué de rappeler les Orientations Royales pour le lancement de trois grands chantiers qui touchent aux volets économiques, sociaux et qui concernent l’exemplarité de l’Etat. On citera à cet égard, la convention signée par le Gouvernement, la CGEM et la GPBM sous forme d’un Pacte pour la Croissance et l’Emploi, l’injection de 120 milliards de dirhams supplémentaires dans l’économie et enfin, l’accélération du rythme des investissements dans le cadre d’une approche novatrice adaptée à la particularité de chaque projet.