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Atelier de restitution de l’étude « Mise à niveau de l’environnement institutionnel de la microfinance au Maroc » organisé par la DTFE : 28/06/2016

Atelier de restitution de l’étude  « Mise à niveau de l’environnement institutionnel de la microfinance au Maroc » organisé par la DTFE

La Direction du Trésor et des Finances Extérieures- DTFE-(Ministère de l’Economie et des Finances) et la Fédération Nationale des Associations de Micro-crédit (FNAM) ont organisé, le mardi 28 juin 2016 à l’hôtel Tour Hassan de Rabat, un Ftour-Débat au sujet des résultats de l’étude portant sur la mise à niveau de l’environnement institutionnel du secteur de la Microfinance au Maroc réalisé par le cabinet « Azimut Inclusive Finance » dans le cadre du projet de développement de la microfinance financé par le Fonds de transition de Deauville.

Cet atelier, animé par Messieurs Aziz ALOUANE, chef de la division de l’activité bancaire et de la stabilité financière à la DTFE et Mohamed ELMAZOURI, délégué général de la FNAM, a été l’occasion pour les représentants des partenaires du projet de développement de la microfinance au Maroc notamment Bank Al-Maghrib (BAM), la FNAM, les associations de micro-crédit et le Centre Mohamed VI pour la microfinance solidaire de discuter des recommandations du pré-rapport final relatif à l’étude susmentionnée.

Atelier

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A travers cette étude, il a été procédé à une analyse approfondie de l’environnement institutionnel actuel du secteur de la microfinance en vue de décliner un environnement institutionnel cible, compétitif, à même de permettre au secteur de se développer dans le cadre de sa vision stratégique, par la mise en place d’un cadre favorable aux développements de l’activité des Institutions de Micro Finance (IMF), grâce à une réglementation adéquate, sur la base des meilleures pratiques au niveau international (CGAP, Comité de Bâle, GAFI, Microscope intelligence Unit, ...).

Ainsi, sur la base de l’analyse des écarts entre l’environnement institutionnel actuel et l’environnement institutionnel-cible, les consultants ont proposé des mesures concrètes à prendre, qui seront programmées dans le temps. Ces mesures clarifieront les rôles attribués aux différents acteurs en matière (i) de régulation et supervision du secteur de la microfinance, (ii) du cadre institutionnel d’appui et (iii) de représentation du secteur.

L’objectif étant de répondre aux problématiques relatives notamment au cadre de règlementation et supervision de la microfinance, au statut juridique des IMF (AMC, société de financement spécialisée, etc.), aux conditions opérationnelles pour chaque catégorie d’institution (activités autorisées ; normes prudentielles ; taux d’intérêt ; fiscalité ; montant plafond ; etc.) et à la transformation institutionnelle des AMC qui le souhaiteraient.

Après une présentation des résultats de l’étude et des recommandations préconisées par le représentant du Cabinet AZIMUTH, le débat a porté sur la pertinence de ces recommandations ainsi que sur leur mise en œuvre dans le cadre de la refonte de loi n°18-97 sur le micro crédit. Les dirigeants et membres des organes de gouvernance des AMC ont insisté sur la nécessité de mettre à niveau notre dispositif juridique afin de s’aligner sur les meilleurs standards internationaux en la matière afin de réaliser les objectifs tracés par le plan stratégique du secteur visant l’atteinte de 3,2 millions de bénéficiaires et de distribution de 25 milliards de dirhams de micro crédit à l’horizon 2020.

​ A rappeler que le secteur de microcrédit au Maroc compte 13 associations de microcrédit dont 3 des 15 plus importantes ONG/associations au monde. A fin septembre 2015, l’encours cumulé de microcrédit a atteint près 6 milliards de Dirhams réparti sur plus de 911.856 bénéficiaires. Le secteur compte plus de 1600 points de vente répartis sur l’ensemble du territoire marocain.