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M. BOUSSAID s’exprime sur la transformation de l’économie marocaine à l’occasion du Ftour-débat organisé par la ‘Vie Eco’ : 26/06/2015

M. BOUSSAID s’exprime sur la transformation de l’économie marocaine à l’occasion du Ftour-débat organisé par la ‘Vie Eco’

La transformation de l’Economie marocaine est le thème principal sur lequel Monsieur Mohamed BOUSSAID, Ministre de l’Economie et des Finances, a axé​ son intervention lors du Ftour-débat organisé par l’hebdomadaire ‘La Vie Eco’ le 26 juin 2015. 

 
L’ouverture économique du Royaume semble être le premier signe de cette transformation, cité par Monsieur le Ministre puisque le Maroc, dit-il, a un taux d’ouverture économique de 63,6% en 2014, au lieu de 51,2% en l’an 2000. Avec un tel taux d’ouverture, le Royaume fait ‘mieux’ que certains pays à économie comparables (Egypte, Turquie, Mexique), mais beaucoup moins que la Tunisie, laquelle bénéficie plus que le Maroc des échanges à l’intérieur de la région du Maghreb. 

 
Toutefois, et en raison des risques et des avantages que comporte l’ouverture, Monsieur BOUSSAID a tenu à préciser dans son intervention que l’économie marocaine reste malgré tout, résiliente. Il a à cet égard, indiqué que sur la période 2008-2014, le Maroc a réalisé un taux de croissance moyen de 4,2 % par an, un niveau bien supérieur à ceux enregistrés dans des pays comme la Jordanie, la Tunisie, l’Egypte ou encore la Turquie. Quant au taux de chômage, celui-ci a été maintenu à moins de 10% de la population active, faisant ainsi mieux que les pays déjà évoqués.

 
La diversification de l’économie marocaine considérée comme étant une source de résilience pour l’économie marocaine,  est un autre indice cité par le Ministre de l’Economie et des Finances. Les chiffres sur lesquels le Ministre s’appuie pour montrer cette diversification mettent en évidence en particulier, l’apparition de nouvelles filières à l’export dont les taux moyens de progression de la valeur ajoutée, entre 2008 et 2014, dont à deux chiffres dans trois cas sur cinq: +22% pour l’automobile, +18% pour l’aéronautique et +10% pour l’offshoring. Dans ce cadre, Monsieur BOUSSAID a précisé que grâce à l’émergence de ces nouvelles filières que,  pour la première fois en 2014, un changement dans la structure des exportations du pays s’est produit: les ventes à l’export de l’industrie automobile occupent en effet, la première place des exportations. Monsieur le Ministre a révélé à cette occasion, qu’à l’horizon 2025, les exportations automobiles passeraient à 120 milliards de DH, contre 40 milliards en 2014, soit une croissance de 200% en une dizaine d’années.  

 
La diversification des moteurs de croissance et l’autonomisation de l’économie vis-à-vis des aléas climatiques

 
Pour Monsieur le Ministre, la valeur ajoutée agricole est aujourd’hui moins marquée par la volatilité, liée aux conditions climatiques, qu’elle ne l’était par le passé, en raison  des performances que connait l’agriculture depuis le lancement du Plan Maroc Vert. Monsieur BOUSSAID a également signalé que la croissance non agricole, enregistre une progression toute relative.

 
L’intervention de Monsieur le Ministre lors de ce Ftour-débat, a permis aux participants de comprendre que la transformation de l’économie marocaine qui repose sur les changements qui se produisent dans la composante ‘Offre’, est percevable également dans la composante ‘demande’. Monsieur le Ministre a précisé à cet égard, que si depuis longtemps, c’est la demande intérieure qui tirait la croissance, à partir de 2012-2013 une inflexion s’est dessinée en faveur de la demande extérieure. Certes, le Gouvernement semble avoir fait le choix de favoriser la demande extérieure via le développement d’une offre exportable en quantité et en qualité, mais en aucun moment il n’a pensé abandonner la demande intérieure, c’est-à-dire l’encouragement de la consommation et de l’investissement. 

 
Pour Monsieur le Ministre, le pouvoir d’achat des ménages n’a pas été altéré par le réajustement en cours du modèle de croissance en faveur de la demande extérieure: le revenu disponible brut des ménages depuis 2000 a connu une hausse moyenne annuelle de 5%, alors que sur la même période l’inflation devait tourner autour de 1,5% en moyenne annuelle. Le résultat est un accroissement du pouvoir d’achat de 3,5% par an en moyenne depuis 2000.

 
Monsieur le Ministre a précisé par ailleurs, que le Gouvernement fait ce qu’il peut pour que les réformes entreprises dans le sens du réaménagement du modèle de croissance, et en particulier la plus emblématique de toutes, c’est-à-dire la compensation, n’impacte pas les classes les plus démunies.