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Le Ministre de l’Economie et des Finances, M. Mohammed BOUSSAID, a été l’invité de l’émission « FI ASSAMIM » diffusée par la radio MFM le mercredi 07 janvier 2015 : 11/01/2015

Le Ministre de l’Economie et des Finances, M. Mohammed BOUSSAID, a été l’invité de l’émission « FI ASSAMIM »  diffusée par la radio MFM le mercredi 07 janvier 2015

​Cette émission connue par la participation des auditeurs au débat, a été l’occasion pour Monsieur BOUSSAID, de vulgariser les concepts de la Loi de finances en précisant que cette loi n’est pas uniquement un texte qui fixe des recettes et des dépenses au titre d’une année, mais elle est  aussi  un moyen de  traduire dans la réalité institutionnelle et financière  un programme gouvernemental.

«L’adoption de La loi de finances 2015 s’est inscrite dans  un contexte qui demeure sous l’influence de la crise de 2008. Le Maroc a certes subi cette crise, mais a pu faire face à ses effets à travers des politiques publiques dans les domaines de dépenses de la compensation, de l’investissement public et de la fiscalité », a souligné Monsieur le Ministre en ajoutant : «Les déficits sont encore grands mais les mesures prises ont permis d’amorcer un processus visant à les alléger et à accroître, par ailleurs,  l’investissement ».

Monsieur le Ministre a ainsi mis en exergue les politiques publiques qui ont permis, selon lui,  de maintenir un cap positif dans un contexte difficile. « Les gouvernements successifs ont encouragé la demande à travers l’augmentation des revenus, mais la politique économique doit surtout se baser sur l’augmentation de l’offre », a-t-il précisé et d’ajouter : « Les programmes et les plans de développements sectoriels permettent de créer les richesses et, partant, préparer les conditions d’une croissance soutenable ».

Sur un autre plan, le Ministre de l’Economie et des Finances a établi le lien entre l’économie et l’école notamment, publique qui selon lui, doit être renforcée pour répondre aux besoins de la formation et de l’économie.

«Le capital humain est très important pour le développement des secteurs économiques. Le Maroc a réalisé des accumulations dans l’élargissement de l’accès aux services publics, mais l’amélioration de la qualité de ces services est une tâche qui doit être poursuivie tant par le gouvernement, que par l’ensemble des acteurs de la société », a affirmé Monsieur le Ministre.

Par ailleurs, en évoquant la Taxe sur la Valeur Ajoutée, Monsieur BOUSSAID a signalé que la TVA est un impôt  qui nécessite une évolution pour pouvoir arriver à une réforme à même de préserver le caractère neutre de cet impôt et de rationaliser le système des taux en les réduisant.

«Les arriérés de TVA liés au butoir  ont commencé à être  payés. 96% de ces arriérés sont en train de trouver le chemin des paiements.  Cette année de 2015, sera une année de consolidation de la réforme et de l’apurement des arriérés liés au butoir. Les prochains jours porteront des mesures concrètes dans ce sens », a annoncé Monsieur le Ministre en exclusivité sur les ondes de MFM.

Sur un autre plan, Monsieur le Ministre a rappelé les mesures d’encouragement spécifiques à la création d’emplois et à l’intégration de l’informel dans l’économie réglementée.

L’approche dans ce domaine doit être créative et  combinant la motivation et le cas échéant, la punition. Dans ce cadre, Monsieur le ministre a insisté sur le fait que  les impôts ne sont pas un motif d’augmentation du périmètre du secteur informel.

Monsieur Boussaid a tenu à annoncer exclusivement sur les ondes de MFM, que la taxation des plus-values foncières sera réglementée dans les semaines qui viennent. Un référentiel par zone et par ville sera mis en place pour uniformiser le traitement fiscal de ce compartiment de la fiscalité. Cette mesure allègerait le contentieux fiscal et la charge du travail de l’administration fiscale.
 
Les auditeurs ont soulevé la question de la corruption et la persistance de cette pratique nuisible à la gestion des affaires publiques. «La Loi doit être appliquée à tout contrevenant à la réglementation» a réaffirmé Monsieur le Ministre. Les fraudes fiscale et douanière sont des actes dangereux pour l’économie nationale et tous les acteurs politiques et sociaux doivent œuvrer pour affronter les défis qui s’imposent à notre pays dans tous les domaines.