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Séminaire macro-économique entre la Direction des Etudes et des Prévisions Financières et La Direction Générale du Trésor (France) : 15/12/2014

Séminaire macro-économique entre la Direction des Etudes et des Prévisions Financières et La Direction Générale du Trésor (France)

​Dans le cadre de la coopération maroco-française entre le Ministère de l’Economie et des Finances marocain et le Groupement d’intérêt public ADETEFfrançais, la Direction des Etudes et Prévisions Financières et la Direction Générale du Trésor (DGT) ont organisé un séminaire macro-économique le 11 décembre 2014 à Rabat.

Co-présidé par M CHAFIKI Mohamed, Directeur des Etudes et des Prévisions Financières et M Michel HOUDEBINE, chef du Service des Politiques publiques, ce séminaire a connu la participation de plusieurs cadres et responsables de la DEPF et des responsables de la DG-Trésor chargés des politiques macroéconomiques et des affaires européennes, du diagnostic et des prévisions macroéconomiques et la synthèse des budgets économiques de la France.

Le séminaire s’est déroulé en deux sessions. La première a été dédiée à l’analyse de la problématique de la productivité selon différentes approches. Il s’agit en effet de mettre en évidence les faits stylisés des forces motrices du potentiel de production des économies marocaine et française. 

Les analyses ont ainsi porté sur la mise en exergue du rôle des différents déterminants de la croissance, à savoir l’offre des facteurs de production – travail et capital – et la productivité totale des facteurs. Elles ont mis en exergue également les effets du processus de diversification de la base productive de l’économie surles gains de productivité tout en mettant l’accent sur la distinction entre ce qui relève des gains de productivité au sein de chaque secteur de l’économie «gains de productivité intra-sectoriels» et ceux émanant d’une réallocation de la main-d’œuvre entre les secteurs d’activité « gains de productivité intersectoriels ».

Cette session était également l’occasion pour apporter un éclairage sur le profil du partage de la valeur ajoutée. Il s’agit, plus particulièrement, d’appréhender l’apport des différents agents économiques à la création de la valeur ajoutée et la façon dont cette richesse est partagée entre rémunération des salariés (facteur travail) et excèdent brut d’exploitation (facteur capital). 

La deuxième sessiona été consacrée au traitement des questions liées aux inégalités. Les travaux présentés, dans ce cadre, ont porté sur l’analyse des liens entre la croissance et les inégalités, à travers le concept du « Secular Stagnation » qui renseigne sur les inégalités en termes de distribution de revues intra- et inter-pays.

Dans le même sillage, l’expérience marocaine en matière de Budgétisation Sensible au Genre (BSG) a été par la suite présentée. Celle-ci a mis en exergue l’objectif du programme BSG-Maroc, le contexte de son lancement, ses principales réalisations en l’occurrence les guides et manuels sur l’application de la BSG et les Rapports Budgets Genre qui accompagnent la Loi de Finances ainsi que les évolutions qu’a connues l’approche d’analyse adoptée et qui ont conduit à l’application d’une BSG sous le prisme des droits humains. 

L’application de la BSG en France a fait l’objet, également, d’une présentation de la démarche suivie en France marquée par une identification préalable des thématiques phares à traiter dans le rapport accompagnant le Projet de Loi  de Finances et portant sur les questions des inégalités hommes femmes. Ces thématiques portent essentiellement sur la lutte contre la violence à l’égard des femmes, l’accès au travail et à la formation professionnelle, les inégalités salariales, l’analyse budget temps etc.   

Au terme de cette rencontre, les deux parties se sont félicitées de la qualité et de la richesse des échanges qui font de ces séminaires une opportunité qui renforce la conviction des deux parties sur l’intérêt grandissant à promouvoir cette coopération et à la consolider davantage.

Dans la lignée de ces échanges, il a été ainsi décidé de retenir pour les séminaires prévus en 2015 d’autres thématiques. Il s’agit de la question du partage de la valeur ajoutée et des taux de marge à développer, notamment pour le cas du Maroc, la question de la rigidité sur le marché de travail, des salaires et des prix, les modèles de micro-simulation et quelques maquettes sectorielles (Energie , agriculture, …).

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