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Le Secrétaire exécutif de la CEA exhorte les gouvernements africains à trouver des positions communes de négociation avant une année cruciale pour l'aide au développement. : 16/10/2014

Le Secrétaire exécutif de la CEA exhorte les gouvernements africains à trouver des positions communes de négociation avant une année cruciale pour l

M. Carlos Lopes, le Secrétaire Exécutif de la Commission économique des Nations Unies pour l'Afrique a déclaré que les gouvernements africains ont besoin de trouver des positions de consensus pour pouvoir se faire entendre lors des négociations internationales.

M. Carlos a expliqué que l'année prochaine sera un point critique pour l'aide au développement international. Les Objectifs de Développement Durable vont remplacer les Objectifs du Millénaire pour le Développement, et la troisième Conférence Internationale sur le Financement du Développement, va redéfinir la forme de l'Aide Publique au Développement (APD) et mettre en place les modalités de réponse internationale au changement climatique, et les processus de financement de l'adaptation.

" C'est un moment où, grâce à sa croissance, le continent a la possibilité de rejoindre les autres régions du monde qui se sont " libérées "de l'APD " explique M Lopes, avant d'ajouter "Nous avons une occasion unique de redéfinir le but de l'APD … , et de mettre en place de nouveaux types de partenariats qui ne sont pas centrés autour de l'APD".

Ces partenariats, a déclaré M. Lopes, doivent inclure les secteurs publics et privés, profiter des ressources propres de l'Afrique, et endiguer le flot des flux fina​nciers illicites grâce à l'amélioration du climat d'investissement.

M. Lopes s'est dit encouragé par les progrès accomplis dans la formulation des positions cohérentes dans les négociations avec l'Union européenne sur les accords de partenariat économique, et impressionné de la façon dont les gouvernements de plusieurs pays riches en ressources, comme la Guinée, le Gabon et le Niger qui ont " agressivement renégocié les contrats qui les lient aux compagnies minières et ont réussi a gagner gros pour leur pays " .

D'autre part, M Lopes a insisté sur la nécessité de mettre un terme aux relations "prédateurs- proie" entre le secteur public pour assoir les bases d'un environnement sain et stable pour les deux, rappelant que " le pragmatisme est en train de prendre le pas progressivement sur les idéologies….nous sommes dans une période où les pays doivent être stratégiques ".

Au sujet du changement climatique, Le Secrétaire Exécutif de la Commission économique des Nations Unies pour l'Afrique, a souligné que les pays africains sont les premiers à mettre en place un comité au niveau des Chefs d'Etat sur [le changement climatique], présidé par le Président Kikwete, insistant sur le fait que les pays africains ne veulent plus " se contenter de demander de la compensation pour l'adaptation, mais vont plutôt de l'avant et affirment qu'il font partie de la solution, et qu'ils peuvent s'industrialiser d'une manière verte et plus propre".

M. lopes a conclu son intervention sur une note d'espoir en déclarant "Je crois que nous sommes en train de faire les premiers sur le chemin d'une Afrique coopérative et cohérente et à même de jouer un rôle plus actif dans la mise en place de son propre développement "