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Le Ministre de l’Economie et des Finances affirme que le Gouvernement accorde une importance particulière au développement de la finance participative dans le Royaume : 20/05/2014

Le Ministre de l’Economie et des Finances affirme que le Gouvernement accorde une importance particulière au développement de la finance participative dans le Royaume

​Le Ministre de l’Economie et des Finances a participé, le mardi 21 mai 2014 à Rabat, à la rencontre organisée par le groupe de la majorité relevant de la Chambre des Représentants, sous le thème: « La loi bancaire et les banques participatives ». A cette occasion, Monsieur Mohammed BOUSSAID a déclaré que le Gouvernement accorde une importance particulière au développement de la finance participative dans le Royaume, et a affirmé la volonté du Gouvernement pour mettre en place les mécanismes et législations encadrant les différentes composantes du secteur financier en l’occurrence, le marché des capitaux, les sociétés d’assurances et les banques.  

Dans ce cadre, le Ministre de l’Economie et des Finances a déclaré que le nouveau projet de la loi bancaire s’inscrit dans le cadre des efforts déployés visant à renforcer et à moderniser le système financier marocain. Il a ainsi cité, les principales de base sur lesquelles reposent les réformes proposées, à savoir :

  • La nécessité de garantir la stabilité financière à travers, la mise en place d’un cadre de prévention et de gestion des risques globaux et des crises financières; le renforcement du contrôle des activités des établissements de dépôt ; et enfin l’élargissement du cadre de la loi bancaire pour l’adapter aux développements enregistrés aux niveaux économique et financier ;

  • L’importance de la création d’un cadre complémentaire pour les banques participatives qui contribuent à la mobilisation de l’épargne et au financement de l’économie nationale, et qui va permettre au pôle financier régional encours de création au Maroc, d’offrir tous les produits et services financiers.

Monsieur le Ministre a en outre, donné un aperçu sur l’évolution internationale des finances participatives depuis leur lancement au milieu des années 60, et qui a connu un saut particulier à partir de l’année 1975 dans les pays du Golf et en Malaisie.  

Monsieur BOUSSAID a ainsi affirmé que les finances participatives  ont connu de manière générale, un développement rapide et un intérêt croissant au niveau international avec un accroissement de leur rôle dans le financement des projets et des particuliers.  Il a, à cet égard, cité le montant global enregistré actuellement par les finances participatives et qui est de l’ordre de 1,4 trillion de dollars, en soulignant le poids important des marchés des pays du Golf et de l’Asie.  

En ce qui concerne les pays de l’Afrique du Nord, considérés comme étant un marché émergent, Monsieur le Ministre  a attiré l’attention sur les conclusions publiées en février 2014, par Standard & Poor’s, selon lesquelles la région dispose de possibilités pour développer les finances participatives, notamment grâce aux efforts déployés par les pays de la région qui se manifestent dans la mise en place des lois et des politiques adaptées.

Les raisons stratégiques pour le développement de la finance participative au Maroc:

Concernant les raisons qui font de l’introduction et du développement de la finance participative au Maroc une stratégie fondamentale, Monsieur le Ministre en a cité six :

  • Le niveau de développement et de la maturité du système financier national  qui permet d’intégrer ce genre de financement ;

  • La nécessité de créer des sources supplémentaires pour financer les investissements, notamment les grands projets dans les domaines des énergies renouvelables, de l’infrastructure de base, du transport et des télécommunications ;

  • La poursuite de l’ouverture sur la sphère financière internationale et le renforcement de la capacité concurrentielle du Maroc via l’attraction d’importants excédents des capitaux disponibles à travers le monde et notamment dans les pays du Golf ;

  • La nécessité d’intégrer ces financements dans la place financière de Casablanca pour compléter le système des services financiers présentés et ce, à l’instar de ce qui est appliqué au niveau des places financières régionales et internationales ;

  • La nécessité d’intégrer de nouveaux produits et services financiers destinés aux marocains résidents et aux MRE;

  • L’amélioration de l’accès des ménages aux services financiers, en élargissant les réseaux bancaires et en diversifiant l’offre des produits financiers avec son adaptation aux besoins de différentes catégories des cibles.