Les nouvelles mesures prévues
dans le cadre du projet de loi de Finances 2014 (PLF) au profit des
entreprises, ont été au centre d'une réunion d'information, tenue mardi 17 décembre 2013 à
Casablanca, avec le Ministre Délégué auprès du Ministère de l'Economie et des
Finances Chargé du Budget, M. Driss El Azami El Idrissi.
Dans le cadre du programme gouvernemental, le
Maroc s'est fixé comme objectif principal de maintenir et de renforcer la
dynamique de croissance, d'investissement et de réforme, a-t-il indiqué lors de
cette rencontre organisée par l'Union des Chambres de Commerce et d’Industrie Européennes
au Maroc (EuroCham Maroc), ajoutant que le PLF 2014 constitue une étape
importante pour la mise en œuvre des réformes structurantes pour le Maroc.
Elaboré selon une logique politique et non
comptable, le PLF 2014 repose sur quatre orientations principales, a-t-il
poursuivi lors de cette réunion placée sous le thème «La loi de Finances 2014 :
Quelles nouvelles mesures pour les entreprises ?». Il s'agit en l'occurrence de
la poursuite de l'édification institutionnelle et l'accélération des réformes
structurelles, le rétablissement des équilibres macro-économique, le
renforcement des mécanismes de la solidarité et de la cohésion sociale et spatiale,
outre la stimulation de la croissance et soutien de l'investissement et de
l'entreprise.
M. El Azami a mis en avant l'application dès le
début de l'année prochaine du nouveau décret sur les marchés publics qui
réserve une part de 20% aux Petites et moyennes entreprises (PME), une démarche
à même de simplifier la tâche à ces structures pour accéder aux marchés
publics.
La future Loi de Finances continue à soutenir
l'entreprise notamment les PME via les programmes d'appui existants
(Moussanada, Imtiaz et Ibtikar), outre l'accompagnement des entreprises
exportatrices, à travers les programmes «Audit à l'export», «Contrats de
croissance à l'export» et «Consortiums d'exportation au Maroc».
Le Projet de Loi de Finances 2014 prévoit
également des mesures relatives à la réforme fiscale, aussi bien celles ayant
trait à l'élargissement de l'assiette fiscale que celles liées à la mise en application
des recommandations des Assises nationales de la fiscalité, particulièrement la
réforme de la TVA et l'intégration de l'agriculture dans le système fiscal à
travers l'imposition des revenus des grandes exploitations agricoles et
l'exonération des petites et moyennes exploitations.