« Très souvent, on demande aux gouvernements d`assurer l`emploi aux jeunes, alors que le secteur privé doit aussi assumer sa responsabilité dans ce cadre », a affirmé la ministre des finances de l`Ouganda, Madame Maria kiwanuka, mardi 28 mai 2013 dans un séminaire organisé à l'occasion des assemblées annuelles de la BAD à Marrakech, sous le thème « Dividende démographique ou bombe à retardement ».
Pour Mme kiwanuka, la coopération entre gouvernements et secteur privé, est aujourd`hui une nécessité. Le secteur privé doit développer une culture de prise de risque et procéder à la création des entreprises diversifiées, alors que les gouvernements doivent développer le capital humain et mettre en place les aspects à caractère fiscale et législative.
Dans ce cadre, Mme kiwanuka a attiré l`attention sur un projet qui passera prochainement au parlement Ougandais, stipulant que les individus peuvent avoir des crédits important comme les parcelles de terres et autres. Le but étant de développer l'initiative privée et amener les gens à créer leurs propres entreprises. L'idée qu'a exprimée la ministre a été partagée par les intervenants, qui n'ont pas manqué de signaler que dans le contexte actuel, la plupart des pays africains sont confrontés à des défis en termes d`absorption du nombre de plus en plus croissant des jeunes qui se présentent au marché du travail.
En effet, plus des deux tiers de la population totale du continent sont âgés entre 14 et 20 ans, et on prévoit d`ici 2050, un accroissement de 200 millions.La Vice présidente de la Banque Mondiale, Célestin Monga, estime que la jeunesse africaine pourrait stimuler la croissance et donner espoir aux économies du continent africains. Pour cela, « les jeunes doivent bénéficier d'une formation spécialisée et être employés de manière productives ».
L`adaptation de l`éducation à l`emploi est aujourd`hui une nécessité afin de faire de cette tranche de la population, une jeunesse créative et performante à l'image des pays de l`Asie comme la Chine et la Corée du Nord. M. Monga a également souligné l'importance des politiques proposés pour améliorer la situation de l`emploi des jeunes en relation avec le développement de l'investissement.
Cet avis est partagé par Mme Bineta Diop, présidente de l`ONG « Femmes Africa Solidarité » qui estime que « les pays africains ont besoin de politiques judicieuses afin d`offrir aux jeunes des posibiliés d?emploi et par là permettre aux pays de tirer profit des opportunités de développement qui se présentent aux continent africain.