Le Ministre de l`Economie et des Finances, M. Nizar Baraka, et le Ministre de la Justice et des Libertés, M. Mustapha Ramid, ont signé, le jeudi 23 févier 2012, l`accord conjoint relatif à l`approbation de la convention conclue entre l`Etat et la Caisse de dépôt et de gestion (CDG) portant sur la gestion des opérations du Fonds d`entraide familiale en présence de députés et représentants d`organisations féminines et de défense des droits humains. La création du Fonds d`entraide familiale intervient en application des Hautes instructions royales contenues dans le discours du 29 janvier 2003 à l`occasion de l`ouverture de l`année judiciaire. Dans ce discours, le Souverain avait donné ses Hautes instructions au gouvernement "pour étudier minutieusement la mise en place d`un Fonds d`entraide familiale, qui serait alimenté, partiellement, à partir du produit de timbres à valeur symbolique apposés sur les actes relatifs au statut personnel et familial, Fonds dont les prestations seraient allouées selon des critères rigoureux, l`objectif étant de garantir les droits de la mère démunie et de protéger les enfants qui risquent d`être livrés à l`abandon à la suite du divorce de leurs parents".  Intervenant lors de cette cérémonie, M. Ramid a indiqué que la création de ce Fonds s`inscrit dans le cadre de la mise en oeuvre des dispositions de l`article 16 bis de la loi de Finances 2011, qui a prévu la création d`un compte spécial intitulé "Fonds d`entraide familiale", précisant que celui-ci a fait l`objet de la Loi 41-10 fixant les conditions et procédures de bénéficier des prestations de cette caisse. Conformément aux textes réglementaires, les bénéficiaires auront droit à une pension de 350 dh par enfant avec un plafond de 1050 dh par famille. Rappelant le décret adopté pour la mise en oeuvre du Fonds d`entraide familiale, le ministre a noté que le texte législatif a fixé les bénéficiaires des avances dudit fonds, à savoir la mère démunie divorcée et les enfants auxquels une pension alimentaire est due, à la suite de la dissolution du contrat de mariage. Le ministre a fait savoir que le versement des prestations aux ayants-droit interviendra juste après l`adoption de la convention afférente à la gestion du Fonds d`entraide familiale conformément à l`accord signé ce jeudi. Le Fonds, a-t-il expliqué, contribuera en grande partie à apporter des solutions efficientes à la problématique du retard accusé dans l`exécution des jugements fixant la pension alimentaire ou en cas d`empêchement de son versement pour cause d`insolvabilité ou d`absence du débiteur ou s`il est introuvable et lorsque l`indigence de la mère est dûment constatée. Pour sa part, le ministre de l`Economie et des finances a souligné que la signature de cet accord s`inscrit dans le sillage du parachèvement de la procédure de mise en ouvre du Fonds d`entraide nationale, dont le gouvernement a fait une priorité de son programme, le but étant d`assurer la protection de la cellule familiale. L`accord relatif à la gestion du Fonds d`entraide nationale a été signé le 19 septembre dernier à Rabat entre l`Etat et la CDG. En vertu de cette entente, la CDG est chargée de la gestion administrative, financière et comptable des opérations du Fonds, outre le versement des avances à la mère démunie divorcée et aux enfants auxquels une pension alimentaire est due, à la suite de la dissolution des liens du mariage. L`accord prévoit en outre la création d`une commission de suivi de la gestion des opérations du Fonds d`entraide familiale.