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Tenue de la 80ème réunion du Comité de développement de la BM et du FMI

09/10/2009
Tenue de la 80ème réunion du Comité de développement de la BM et du FMI

Une importante délégation marocaine a participé le 05 octobre 2009 à Istanbul (Turquie), à la 80ème réunion du Comité du développement de la Banque Mondiale (BM) et du Fonds Monétaire International (FMI).   Cette délégation a été conduite par M. Nizar BARAKA, Ministre Délégué chargé des Affaires Economiques et Générales qui a représenté M. Salaheddine MEZOUAR, Ministre de l`Economie et des Finances et gouverneur de la Banque Mondiale pour le Maroc.Dans une déclaration présentée au nom du Groupe constitué de l`Afghanistan, l`Algérie, le Ghana, l`Iran, le Royaume du Maroc, le Pakistan et la Tunisie, M. le Ministre, a souligné l`importance de cette session qui intervient à un moment crucial où, après une récession profonde, les signes d`une reprise économique se précisent pour 2010 dans bon nombre de pays. M. le Ministre a toutefois estimé que cette reprise sera lente dans la mesure où le système financier global reste fragile et que le soutien public à la relance s`estompera de façon graduelle. Par conséquent, a prévenu M. le Ministre, il devient impératif de poursuivre l`assainissement du secteur financier à travers des politiques macro-économiques appropriées, soulignant que la supervision effective du système financier ne peut être réalisée qu`à travers des efforts concertés de coordination. Il a ajouté que même si les prévisions de croissance pour les pays développés en 2010 se confirment, le redressement de l`économie dans de nombreux pays en voie de développement interviendrait beaucoup plus tard, En outre, certains pays à revenu intermédiaire ont pu dégager des espaces budgétaires qui leur ont permis d`atténuer l`impact de la crise, alors que la majorité des pays en voie de développement (PED) ont subi durement les effets de la crise. Il est à craindre que pour la plupart des (PED), la production restera faible, les tensions sur les budgets et les comptes extérieurs persisteront, et les niveaux de chômage continueront d`augmenter pendant une bonne partie de 2010 et, à ce titre, ils ont un besoin urgent de financements additionnels notamment concessionnels. M. le Ministre a indiqué que, pour les pays du Groupe représenté par le Maroc, les effets de la crise ont été principalement transmis via le canal du secteur réel plutôt que du secteur financier, Pour le cas du Maroc, la récession et la contraction des crédits dans la zone Euro ont affecté les exportations, les recettes touristiques, les transferts des MRE et les investissements étrangers à partir du dernier trimestre 2008. Par conséquent, Cette situation s`est traduite par l`apparition d`un déficit du compte courant de la balance des paiements et la baisse de nos réserves de changes. Pour faire face à cette situation, les autorités marocaines ont mis en place des mesures pour atténuer les effets de la crise sur les secteurs des exportations à travers notamment la mise en place d`un Comité de veille stratégique regroupant des membres du Gouvernement et des opérateurs privés. En outre, le Maroc a opté pour un recours accru aux ressources externes notamment, auprès des institutions financières internationales pour faire face aux impératifs de croissance et des besoins de financement de son économie. Il a ajouté que les pays à faible revenu ont le plus besoin de ressources externes additionnelles car continueront, selon les estimations de la Banque, à subir l`impact de la récession qui a engendre d`importants déficits budgétaires et des besoins croissants en ressources externes. Enfin, Monsieur le Ministre a souligné l`importance de procéder à une évaluation de la capacité financière de Banque Mondiale et au renforcement de la voix et de la représentation des pays en développement et en transition (PEDT) au niveau du Groupe de la Banque Mondiale.