Le Ministère de l’Economie et des Finances, en partenariat avec l’Agence Française de Développement, a organisé, le jeudi 12 juin 2025 à Rabat, une journée d’étude dédiée au lancement du Code des bonnes pratiques de gouvernance des Etablissements et Entreprises Publics (EEP).

Cette journée avait pour objectif de présenter le contenu et la portée du nouveau Code approuvé par décret n° 2.24.249 du 24 avril 2025, et de sensibiliser l’ensemble des parties prenantes aux enjeux d’une meilleure gouvernance d’entreprise. Ce Code, qui remplace celui de 2012, s’aligne sur les principes constitutionnels, les recommandations du Nouveau Modèle de Développement, les dispositions de la loi-cadre n° 50-21 relative à la réforme des EEP et les meilleurs standards internationaux en la matière, notamment les lignes directrices de l’OCDE sur la gouvernance des entreprises publiques de 2024.

Dans son allocution d’ouverture, Monsieur Fouzi LEKJAA, Ministre délégué chargé du Budget, a souligné l’importance de ce nouveau Code pour la modernisation du portefeuille public, le rehaussement de sa performance et l’amélioration de sa gouvernance.

La rencontre a réuni de hauts responsables gouvernementaux, des représentants de partenaires internationaux et plus de 40 dirigeants d’EEP. Etaient notamment présents des institutions de référence en matière de gouvernance notamment l’Agence Nationale de Gestion Stratégique des Participation de l’Etat et de suivi des performances des EEP, la Cour des Comptes, l’Autorité Marocaine du Marché des Capitaux, l’Agence ONU Femmes, l’Institut Marocain des Administrateurs, le Club des Femmes Administrateurs ainsi que plusieurs experts en gouvernance d’entreprise.

Les échanges et ateliers ont mis en exergue plusieurs axes clés, notamment :
- La professionnalisation des organes de gouvernance et de gestion des EEP (intégration d’administrateurs indépendants, formation des administrateurs, renforcement de la représentativité des femmes, évaluation des organes délibérants, etc.) pour améliorer l’expertise et la redevabilité des organes de gouvernance ;
- Le renforcement du reporting ESG (Environnemental, Social et Gouvernance), avec l’adoption de normes de publication des informations extra-financières alignées sur les standards internationaux ;
- L’ancrage de pratiques de gouvernance responsable visant à assurer une performance durable des EEP, conciliant efficacité économique, responsabilité sociale et préservation de l’environnement.

Les participants ont, par ailleurs, souligné que ce nouveau Code constitue un levier essentiel pour la clarification des obligations de service public et un outil au service d’une meilleure gestion du secteur public orientée vers la performance et l’efficacité.
