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Les chiffres concernant la fuite des capitaux manquent de précision

23/06/2013
Les chiffres concernant la fuite des capitaux manquent de précision

Les chiffres concernant la fuite des capitaux au Maroc manquent de précision parce qu`ils tiennent compte des avoirs des Marocains résidant à l`étranger et des bénéfices déclarés des entreprises et sociétés étrangères, a indiqué lundi 25 juin 2013, le ministre de l`Economie et des Finances, M. Nizar Baraka.

Le gouvernement a pris une série de mesures visant à mettre un terme à certaines pratiques douteuses favorisant cette fuite, notamment la surfacturation des importations, l`irrespect des délais de récupération de la valeur des produits et services exportés et les contrats d`assistance technique conclus avec des sociétés étrangères, a précisé M. Baraka.

Dans ce cadre, l`Exécutif a procédé à l`amendement de la loi réglementant l`Office des changes, et a doté ce dernier d`une batterie de mécanismes juridiques, techniques et matériels lui permettant d`exercer le contrôle aussi bien en amont qu`en aval, a expliqué l`argentier du Royaume.

Il a fait également état de la réduction du nombre des autorisations relatives aux opérations d`achat à l`étranger à des fins professionnelles ou exceptionnelles, qui n`ont pas dépassé 10 autorisations délivrées durant les dix dernières années, portant toutes sur des activités professionnelles.

Dans le souci de consolider la bonne gouvernance, le gouvernement a adopté un système destiné à limiter le pouvoir discrétionnaire du directeur de l`Office des changes, à travers la mise en place d`un conseil d`administration et la séparation entre les opérations d`inspection et d`audit, a fait savoir M. Baraka.

L`Office des Changes a, de son côté, mis en place une instance chargée de l`administration, une autre chargée de la programmation et une troisième instance ayant pour mission de gérer les contentieux, a-t-il noté.

Les infractions à la réglementation des changes sont poursuivies et réprimées conformément aux dispositions du dahir du 30 août 1949, a précisé le ministre, ajoutant que les auteurs de ces infractions sont amenés à fermer leurs comptes bancaires à l`étranger, à transférer leurs fonds au Maroc, à se déclarer chez l`Office des changes et à rapatrier au Royaume les recettes générées par la vente de l`immobilier et des biens à l`étranger.

Source: MAP