Le Fonds Monétaire International (FMI) a félicité, le jeudi 03 novembre 2011, le Maroc pour la "rigueur" de ses politiques macroéconomiques et les réformes structurelles et politiques mises en oeuvre, qui lui ont permis de bien résister à la crise mondiale et de "répondre à des besoins sociaux pressants". "Plusieurs années successives de politiques macroéconomiques saines et de réformes politiques ont permis au Maroc de faire face à la crise internationale de 2008 et de satisfaire les exigences sociales manifestées dans le cadre du Printemps arabe", souligne le FMI dans une note d`information au public (NIP), diffusée à Washington. Dans cet environnement difficile, le Maroc a présenté de "bons résultats" économiques tout en améliorant ses indicateurs sociaux, se félicitent encore les administrateurs du FMI dans cette note, publiée suite à la conclusion des consultations annuelles avec le Maroc conduite par le Conseil d`administration du Fonds conformément à l`article IV de ses statuts. Malgré une reprise lente dans la zone euro, principal partenaire commercial du Royaume, la croissance globale du PIB devrait atteindre 4,5 à 5 %, soit l`un des taux les plus élevés de la région, chose qui dénote de la "forte croissance" du secteur non agricole, tourisme compris, ainsi que le rebond de la production agricole, relève le FMI. Les administrateurs du Fonds, qui ont conclu ces consultations avec le autorités marocaines le 5 octobre dernier à Rabat, précisent, par ailleurs, que le chômage, situé à environ 9 %, reste "stable" bien que le chômage urbain et celui des jeunes reste élevé. La baisse des prix alimentaires du marché intérieur observée en 2011 du fait de l`augmentation de l`offre locale des produits alimentaires, et les subventions en vigueur, qui ont permis de contenir les tensions inflationnistes liées à la hausse des cours mondiaux, devraient contribuer à limiter à 1,5 % environ la hausse moyenne de l`inflation, selon la même source. Le gouvernement marocain a également pris d`importantes mesures compensatoires, qui permettront de limiter le déficit budgétaire à environ 5,7% du PIB, poursuit le FMI. Les autorités se préparent à mettre en oeuvre des mesures d`ajustement budgétaire à partir de 2012 pour abaisser ce déficit à 3% du PIB sur le moyen terme, ce qui ramènerait la dette publique à 50% du PIB à moyen terme. - Note d`information intégrale du FMISource :MAP