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Travaux du Conseil National du Crédit et de l`Epargne

25/07/2007
Travaux du Conseil National du Crédit et de l`Epargne

Monsieur Fathallah OUALALOU, Ministre des Finances et de la Privatisation, a présidé le mercredi 25 juillet 2007 les travaux du Conseil National du Crédit et de l`Epargne qui a tenu sa première réunion au siège de Bank AI-Maghrib à Rabat. Ont participé à cette réunion Monsieur Abdellatif JOUAHRI, Gouverneur de Bank Al-Maghrib, les représentants des établissements de crédits et des principaux secteurs économiques, ainsi que d`autres personnalités du monde de l`économie et des finances. Analysant, au début de son discours, la situation économique et financière entre 2001 et 2006, le Ministre a souligné que, dans un contexte international instable caractérisé notamment par le renchérissement des prix du pétrole, le Maroc a réussi à augmenter le niveau de la croissance et à l`autonomiser davantage vis-à-vis du secteur agricole. Le PIB réel s`est accru de 5.4% en moyenne annuelle durant la période 2001- 2006 contre une moyenne de 3,3%, a précisé Monsieur le Ministre des finances et de la privatisation. Ces résultats encourageants, poursuit M. Fathallah OUALALOU, sont d`autant plus remarquables qu`ils ont été atteints dans un cadre macro-économique de plus en plus solide. A cet égard, il a rappelé que le compte courant de la balance des paiements est resté excédentaire durant toute la période, alors qu`au niveau des finances publiques, le déficit budgétaire a été maintenu autour de 3% du PIB en moyenne annuelle. Le Ministre a donné ensuite un aperçu sur les perspectives d`évolution de l`économie marocaine en 2007. Il a souligné, à cet égard, que le taux de croissance devrait se situer à environ 2,5%, en dépit du recul de près 18% du PIB agricole. Cette croissance sera réalisée grâce à la consolidation de la performance des secteurs non agricoles qui devraient enregistrer un taux de croissance de 5,5% et à la poursuite de la demande intérieure notamment celle d`investissement, comme le reflètent la vigueur de la demande de crédits et l`accélération des importations des biens d`équipement. L`année 2007 sera également marquée, a fait savoir le Ministre des Finances et de la Privatisation, par un déficit budgétaire de près 2%, et ce à la faveur du bon comportement des recettes fiscales qui sont désormais davantage corrélées avec l`activité économique. Pour ce qui concerne le secteur extérieur, Monsieur Fathallah OUALALOU a souligné que le compte courant devrait afficher un excédent de près 1,6% du PIB et ce, pour la septième année consécutive. La consolidation du cadre macro-économique, la maîtrise accrue du déficit budgétaire et la poursuite de la gestion active de la dette extérieure ont permis de réduire substantiellement le poids de la dette du Trésor qui a été ramené de 67% en 2001 à 57% du PIB en 2006, a souligné le Ministre, qui a par la même occasion affirmé que les efforts déployés à ce niveau seront poursuivis en 2007, à travers notamment une politique de gestion active de la trésorerie et de la dette intérieure. Monsieur Fathallah OUALALOU est revenu par la suite sur le rehaussement de la notation du Maroc au rang de «l`Investment Grade » et le franc succès qu`a rencontré l`emprunt obligataire émis par le Royaume sur le marché financier. Il a notamment précisé que cette reconnaissance internationale est non seulement venue conforter les pouvoirs publics quant à la pertinence des réformes entreprises jusqu`à présent et témoigner de la confiance qu`ont désormais les investisseurs internationaux dans les perspectives du développement économique du pays, mais peut également aussi servir à tous les opérateurs économiques et financiers nationaux qui peuvent dorénavant intervenir sur le marché financier international dans des conditions nettement avantageuses que par le passé. A votre disposition :