Des infrastructures de classe mondiale

La qualité des infrastructures est un levier essentiel du développement économique qui guide le choix des investisseurs, nationaux et internationaux. Ces vingt dernières années, environ 40 milliards de dirhams par an ont été consacrés au développement des infrastructures

Le système aérien

En une douzaine d’années, l’open sky a permis d’augmenter notablement le nombre de fréquences aériennes hebdomadaires, passé de 438 à plus de 1.265 (soit +9% par an) et d’arrivées des 12,5 millions de touristes à fin 2018. Ils ont transité par les 18 aéroports répartis sur tout le territoire.

Le maritime

Le projet du port de Tanger Med a été lancé en 2002 et les travaux de construction de Tanger Med 1 ont démarré en 2004 ; en 2019, Tanger Med 2 est inauguré faisant de Tanger Med le plus grand port d’Afrique et rivalisant avec le port d’Algésiras. 4,8 millions de conteneurs ont été manutentionnés en 2019 en hausse de 38% par rapport à 2018 et 65 millions de tonnes de marchandises ont été traitées. Mais c’est le trafic de véhicules qui est encore plus impressionnant ; 500 000 véhicules ont été manutentionnés en 2019, dont 350 000 véhicules Renault destinés à l’export ; 2019 a vu également les premières exportations de véhicules PSA issues de l’usine de Kénitra.

Le port de Tanger Ville abrite aujourd’hui un port passagers et un port de plaisance d’une capacité de 1400 anneaux qui en fera la plus importante marina de la région du détroit. Le port passagers peut recevoir les plus grands paquebots de croisières au monde.

À Casablanca le projet Wessal remodèle le port actuel et la corniche, avec la construction d’un nouveau chantier naval dont le premier lot est constitué d’une cale sèche, destinée principalement aux grands navires ; il est doté d’un quai de 460ml.

Le ferroviaire à l’heure de la Grande Vitesse

La Ligne à Grande Vitesse Tanger Kénitra Casablanca a été inaugurée le 15 novembre 2018 par le roi Mohammed VI ; elle a nécessité un investissement de 23 milliards de dirhams. Mais les résultats sont au rendez-vous : 3 millions de passagers à fin 2019 et un bilan carbone exemplaire avec 200 000 tonnes équivalent carbone économisées. Sans compter les effets induits par le rapprochement de territoire.

Au-delà, le projet de LGV Marrakech Agadir (230 km, une heure de trajet), qui s’inscrit dans le cadre du Plan Rail 2040 de l’ONCF suit son cours et préfigure les futures extensions en direction du sud du Royaume.

Le réseau routier

Avec ses 57 000 km dont 43 000 revêtus, le réseau s’est densifié de manière importante en vingt ans, plus spécialement dans les zones rurales à travers le Programme national des routes rurales, qui a contribué à relier les zones les plus enclavées au reste du Maroc. Les autoroutes (1800 km) relient toutes les villes de plus de 400 000 habitants et 85% des habitants résident à moins d’une heure d’une autoroute.

Les nouvelles mobilités urbaines

Rabat et Casablanca sont dotées depuis plusieurs années d’un réseau de tramway, chaque année plus étendu. Il adresse de larges couches de la population et est adossé à un réseau d’autobus dense et en voie de modernisation. À Marrakech, ce sont les Bus à Haut Niveau de Service (BHNS) qui font leur apparition. Parallèlement, les infrastructures urbaines, ponts à hauban, trémies et élargissement des voies fluidifient le trafic de toutes les grandes villes. Des projets futuristes sont à l’étude dont un métro aérien à Casablanca ; les mobilités propres, à base de bus électriques sont en cours d’évaluation, avec à la clé une usine de fabrication à Tanger Tech, dans le cadre d’un méga projet sino-marocain.

Les énergies renouvelables

On ne présente plus la stratégie du Maroc en matière d’énergies renouvelables ; elle fait référence en Afrique et au-delà, avec des objectifs ambitieux en bonne voie d’être atteints : 42% du mix énergétique d’origine renouvelable à l’horizon 2020, et 52 % d’ici 2030. Quelques projets phares : la Centrale Noor Ouarzazate IV, le plus grand complexe énergétique thermo-solaire au monde ou encore la plus grande centrale d’énergie éolienne en Afrique, avec une capacité de 300 MW, de quoi alimenter 1,5 million de foyers.

Accès à l’électricité et à l’eau potable

Le Maroc continue d’investir pour étendre l’accès aux services de base sur tout le territoire. Ainsi, ce sont 52 milliards de dirhams qui seront investis sur la période 2019-2023 pour sécuriser l’approvisionnement en électricité et en eau potable et renforcer l’assainissement liquide. Une partie de cette somme servira également à dépasser l’objectif initial prévoyant 52% d’énergie renouvelable dans le mix énergétique d’ici 2030. Des enveloppes de 4,2 milliards et un milliard de dirhams seront respectivement consacrées à l’amélioration des performances et de la qualité des services de base et à l’extension du réseau de distribution ainsi qu’à l’électrification de 30 900 foyers dans 1270 villages.

Connectivité haut débit

L’accès à l’internet haut et très haut débit est un facteur clé de la compétitivité et de l’attractivité du pays. Aussi l’Agence Nationale de Régulation des Télécoms veille-t-elle à ce qu’une saine concurrence règne sur le marché des télécoms en général et de l’internet haut débit en particulier. Des réformes sont en cours de mise en œuvre afin de réduire la fracture numérique en rendant le haut débit accessible sur l’ensemble du territoire et à moindre coût.

Et demain ?

Le développement des infrastructures ne s’arrêtera pas de sitôt ; il touchera tous les domaines.

Afin de désenclaver plus encore les régions du Rif oriental, un nouveau port est en construction sur la Méditerranée, Nador West End, dédié au transbordement pétrolier ; les travaux vont durer jusqu’en 2023 pour un montant de 4, 5 milliards de dirhams. Il est également prévu un projet de connectivité ferroviaire à hauteur de 3, 3 milliards de dirhams.

Toujours dans le nord, le projet de 500 hectares de zone franche Tanger Tech est en bonne voie et les premières entreprises s’installeront dès 2020.

La région de Casablanca a d’ores et déjà budgété les travaux de l’autoroute de contournement de Casablanca (31 km) afin de réduire le trafic du périphérique et améliorer la connectivité nord-sud.

D’autres projets à caractère social seront lancés dans le cadre notamment de la mise en œuvre du Programme de lutte contre les disparités territoriales et sociales dans le monde rural ; ils visent à améliorer l’accès de la population aux services de base (routes, santé, éducation, eau, électricité,…). Ainsi l’investissement public continuera de constituer le levier essentiel de l’investissement privé dont la finalité est d’améliorer l’attractivité du pays et de ses différentes régions aux investissements nationaux et étrangers.
Dans l’éolien, deux grandes institutions publiques, l’ONEE ( Office National De L’électricité et de L’eau Potable ) et MASEN ( Moroccan Agency for Sustainable Energy ) ont conclu un accord avec un développeur privé pour un projet éolien intégré de 850 MW à Boujdour, dont les travaux commenceront en 2021.



Le Maroc a très tôt intégré les ODD dans ses politiques de développement social et économique ; des progrès significatifs ont été réalisés notamment dans l’amélioration des conditions de vie de la population, la facilitation d’accès aux services de base ainsi que le développement des infrastructures.



La stratégie de développement durable

Le Maroc aux avant-postes

Le Maroc a été en 2016, l’un des premiers pays à présenter son examen national volontaire de mise en œuvre des ODD. Son engagement pour le développement durable se traduit dans plusieurs référentiels, dont les plus importants sont la Constitution, la loi-cadre portant charte nationale de l’environnement et du développement durable, le bilan du programme Objectifs du millénaire pour le développement (OMD), ainsi que l’adoption de politiques sectorielles qui s’inscrivent dans une approche de développement durable.

S’agissant de mise en œuvre, la « Commission du suivi et d’accompagnement des objectifs du développement durable », présidée par les services du Chef du gouvernement, a adopté 19 Plans d’actions sectoriels du développement durable élaborés de manière participative lors des réunions du comité chargé du suivi et de la mise en œuvre de la Stratégie nationale de développement durable.

Energie
Energie
Solar

Le Maroc dispose des facteurs clés de développement qui lui assureront une croissance durable ; les secteurs créateurs de richesse sont en croissance, banques/assurances, tourisme, industries exportatrices, travaux publics, engrais phosphatés… La libéralisation progressive des changes et des marchés de capitaux accompagnent ces tendances profondes.

Ouverture économique et climat des affaires

Le Maroc a fait le choix stratégique de l’ouverture et de la mondialisation en libéralisant son économie et en se dotant d’un cadre juridique propice aux échanges. C’est dans ce cadre qu’ont été négociés les accords de libre-échange bilatéraux et multilatéraux. Les deux partenaires privilégiés que sont le Royaume du Maroc et l’Union européenne travaillent de concert pour la signature prochaine d’un Accord de Libre-Échange Complet et Approfondi (ALECA).

Mer

Un climat favorable aux affaires grâce à 20 ans de réformes

Les réformes opérées depuis vingt ans dans les domaines administratif, juridique et financier ont permis au Maroc de figurer dans le haut du classement des indicateurs relatifs à l’environnement des affaires, pour la région Afrique et MENA.

Mer

Les politiques de développement

Les politiques de développement s’articulent autour de cinq grands plans opérationnels.

La transformation numérique, levier du développement économique et de l’inclusion sociale

Aussi bien la puissance publique, et en premier l’administration, que les opérateurs économiques et les citoyens sont confrontés à des mutations dont la transformation numérique est une des plus profondes et des plus rapides. Elle induit des enjeux fondamentaux de souveraineté et de sécurité, d’égalité et de démocratie, mais également de compétitivité et par conséquent de développement. Le Maroc a développé depuis une décennie une administration électronique de qualité, en particulier dans les domaines fiscal (déclaration et paiement en ligne de l’impôt sur le revenu et de l’impôt sur les sociétés, déclaration et paiement de la TVA…) et social (déclarations salariales en ligne). Par ailleurs, une Commission nationale de contrôle de la protection des données à caractère personnel a été créée par la loi n°09-08 du 18 février 2009.



Le Plan d’accélération industrielle 2014-2020

Une stratégie nationale ambitieuse avec 10 options stratégiques gagnantes :

  • Création et animation des écosystèmes
  • Compensation industrielle
  • Accompagnement du secteur informel vers le formel
  • Qualification des ressources
  • Amélioration de la compétitivité des PME
  • Soutien financier
  • Infrastructures disponibles à la location
  • Culture « Deal Making » pour les investissements directs à l’étranger
  • Intégration du Royaume à l’international
  • Vocation africaine



« Génération Green 2020-2030 » une stratégie de consolidation des acquis du Plan Maroc Vert

Des objectifs à la fois économiques, sociaux et conformes au développement durable :

  • Doubler le PIB agricole et les exportations à l’horizon 2030 : valorisation des produits, investissements accrus, développement de filières de produits biologiques…
  • Favoriser l’émergence d’une nouvelle génération de classe moyenne agricole : meilleurs revenus et garantie d’une protection sociale
  • Développer une agriculture durable et résiliente, résistante aux changements climatiques, préservant les sols et les ressources hydriques



« La stratégie nationale de développement du secteur minier, Mines 2025 »

Une stratégie qui couvre toute la chaine de valeur de l’industrie minière depuis l’exploration jusqu’à la valorisation et la transformation des minerais, en assurant son développement durable.

  • Tripler le chiffre d’affaires du secteur entre 2015 et 2025 à 15 milliards MAD
  • Décupler les investissements dans l’exploration et la recherche minière à 4 milliards MAD
  • Doubler le nombre d’emplois du secteur à 30 000 emplois directs

Les principaux minerais concernés sont l’argent, l’étain, le zinc, le cuivre, l’uranium, le cobalt et le manganèse.



La politique énergétique nationale : l’engagement du Maroc dans la lutte contre le réchauffement climatique

Les programmes de développement en énergies renouvelables au Maroc ont pour objectif de développer 3000 MW de production électrique additionnelle propre à l’horizon 2020 et 6000 MW à l’horizon 2030 et atteindre ainsi 52% de mix énergétique d’origine renouvelable à cette date. MASEN, l’Agence Marocaine pour l’Energie Durable pilote ces différents projets.

Pays du Grand Maghreb et du monde arabe, situé au Nord-Ouest de l’Afrique, le territoire marocain est délimité au Nord par le Détroit de Gibraltar et la Mer Méditerranée, au Sud par la Mauritanie, à l’Est par l’Algérie et à l’Ouest par l’Océan Atlantique. Sa situation géographique, à la rencontre de trois mondes entre lesquels il a, depuis toujours, servi de trait d’union – l’Afrique, la Méditerranée et l’Europe – fait de cette terre un véritable creuset de civilisations.

Le Maroc couvre une superficie totale de 710 850m2 ; sa côte s’étend sur 3500 km.

Le Maroc est une nation chargée d'histoire. Les découvertes archéologiques récentes font remonter ses racines à des temps immémoriaux. Sa civilisation, plusieurs fois millénaire, résulte notamment de la présence sur son sol de nombreux conquérants : phéniciens, carthaginois, romains, vandales, byzantins, wisigoths. La conquête islamique introduisit l'Islam et marquera l'histoire du Maroc.

La Préhistoire

Le plus ancien fossile d'Homo Sapiens a été trouvé au Maroc en 2017. Cette découverte réécrit l'histoire de l'origine de l'humanité et suggère que notre espèce remonte à 300 000 ans en arrière et a évolué dans de multiples endroits du continent africain.

On date l'arrivée des premiers ancêtres des populations berbères actuelles, arrivées de l'est à 9000 ans avant J.C. Des sites néolithiques, proches de Skhirat et de Tétouan, montrent l'apparition d'une sédentarisation et la naissance de l'agriculture.

Des Phéniciens aux Grecs de Byzance

Les Phéniciens ont été les premiers à explorer le Maroc, dès le 11ème siècle avant J.C., en établissant des comptoirs commerçants. Les cités de Tanger, Lixus, Sala, Mogador (Essaouira) ont été des comptoirs de création phénicienne. A l'influence phénicienne succéda l'influence carthaginoise qui prit appui sur les points côtiers pour s'établir plus largement à l'intérieur des terres. Les Carthaginois ont fondé des avant-postes à Tanger et Essaouira, tout en construisant une ville sur le site de l'actuelle Rabat.

En 40 après J.C., la région nord du Maroc est annexée à l'empire romain. Volubilis est le plus important site antique romain du Maroc, inscrit au patrimoine mondial de l'humanité de l'UNESCO depuis 1997. La présence de Rome sur le sol marocain durera jusqu'au IIIème siècle. Puis le pays passa au début du Vème siècle sous la domination des Vandales, d'origine germanique, jusqu'au milieu du VIème siècle, époque qui vit l'empereur byzantin Justinien Ier anéantir le royaume vandale

Marrakech
Tetouan
Volubilis

Les conquêtes arabes et les dynasties successives

La fin du 7ème et le début du 8ème siècle sont marqués par la consolidation des conquêtes islamiques, sous le règne des Omeyyades, et le reflux byzantin. Les arabes apportèrent la langue arabe et surtout l'Islam, religion qui s'imposera dans tout le Maghreb.

– Les Idrissides (789 – Xe siècle)

C'est la première dynastie royale à régner sur le Maroc. A l'origine, un prince arabe issu d'Ali, gendre du prophète, réfugié dans le Moyen Atlas, que les Berbères locaux portent à leur tête en 789 sous le nom d'Idriss 1er. Son fils posthume, Idriss II, fonde alors la première dynastie royale du Maroc, avec Fès pour capitale. On doit aux Idrissides la mosquée Al Quaraouiyine et celle des Andalous à Fès, les mausolées d'Idriss 1er à Zerhoun et d'Idriss II à Fès, ainsi que la mosquée du vieux Ténès en Algérie.

– Les Almoravides (1069 – 1147)

Formée à partir d'un clan nomade originaire du Sahara, la dynastie des Almoravides, s'installe en 1058 et domine pendant un siècle un véritable empire s'étendant des confins orientaux du Maghreb à l'Andalousie. Les Almoravides procèdent dans ces différents territoires à une unification remarquable, fondée surtout sur l'islam et sur la notion de guerre sainte. Ils promeuvent également une civilisation raffinée, influencée par la culture andalouse, dont ils sont proches. Ils fondent Marrakech, deuxième ville impériale du Maroc, après Fès. Marrakech donne alors son nom au pays. De nombreux édifices datent de cette époque, la Grande Mosquée de Tlemcen, le mausolée du roi abbadide de Séville, Al Mutamid ibn Abbad à Aghmat (à 30 Km de Marrakech, au pied du Haut Atlas) ou encore la Qoubba almoravide à Marrakech.

– Les Almohades (1147 – 1248)

Le mouvement almohade est fondé dans le Haut Atlas par un lettré du nom d'Ibn Toumert qui prêche le retour aux sources de l'Islam et s'oppose au rite malikite pratiqué par les Almoravides. Ils reverseront les Almoravides et régneront sur l'empire marocain, comprenant l'Afrique du Nord et l'Espagne musulmane pendant un siècle ; ils feront de Rabat leur ville impériale. Ils ont laissé une trace importante dans l'histoire de cette région par la brillante culture qu'ils ont su développer. Les Almohades ont laissé des trésors architecturaux, aussi bien au Maroc (la mosquée Tinmel à 100km de Marrakech, classée par l'UNESCO  au patrimoine mondial de l'humanité, la Tour Hassan à Rabat, la Koutoubia à Marrakech) qu'en Espagne (la Tour de l'Or de Séville, devenue le Musée de la Marine, la Giralda à Séville).

– Les Mérinides (1248 – 1548)

Les Mérinides ont légué un nombre important de monuments historiques au Maroc, que l'on retrouve majoritairement dans leur capitale, Fès, mais aussi dans d'autres villes, la nécropole du Chellah,à Rabat ou encore la mosquée Massourha à Tlemcen en Algérie.

L'époque mérinide est celle des medersas, qui sont construites en grand nombre, ce qui fera du Maroc le pays musulman qui en compte le plus. On peut citer les medersa Seffarine à Fès (appelée l'école des chaudronniers) , Bou Inania de Meknès et Attalaâ de Salé.

– Les Saâdiens (1548 – 1660)

Au début du XVIème siècle, les Saâdiens, des Berbères venus de la vallée du Draâ, exaspérés par les offensives chrétiennes, se révoltent contre les Mérinides et chassent ceux-ci du pouvoir. Ils fondent leur propre dynastie et luttent contre les Portugais. C'est ainsi qu'ils reprennent Agadir. Le combat final contre les Portuguais a lieu le 4 août 1578, près de Ksar el-Kébir (ou Alcazar Quivir). Cette bataille, appelée « Bataille des Trois Rois », entrainera deux ans plus tard l'annexion du Portugal par l'Espagne. Ils laisseront un magnifique héritage à Marrakech, les Tombeaux saadiens, une nécropole royale d'une grande richesse architecturale.

– Les Alaouites (1660 à nos jours)

Les Alaouites tirent leur nom de leur parenté avec Ali, le gendre du Prophète. Venus du Hejaz, ils s'installent dans le Tafilalet, les Alaouites deviennent sultans du Maroc à la suite d'une période d'instabilité ayant suivi le décès du dernier sultan de la dynastie des Saadiens en 1659 ; c'est Moulay Rachid, troisième prince alaouite du Tafilalet, qui réunifie le pays entre 1664 et 1669 et réinstaure un pouvoir central, marquant ainsi le début de la dynastie alaouite du Maroc. Son fils, Moulay Ismaïl, déplace sa capitale à Meknès, à 60 kilomètres de Fès. Il repousse différentes offensives européennes tout en luttant contre les tribus berbères insoumises des montagnes.

Meknès est de loin la première grande œuvre de la dynastie, une cité au style hispano-mauresque entourée de hautes murailles percées de portes monumentales ; elle reflète particulièrement bien l'harmonie des styles islamique et européen.

Le protectorat français (1912-1956)

Le Traité pour l'organisation du protectorat français dans l'empire chérifien, connu sous le nom de traité de Fès, instaure à la veille de la Première Guerre mondiale, un protectorat français sur la plus grande partie de l'empire. La région de Tétouan, au nord, et celle d'Ifni, au sud, sont tenues par l'Espagne au terme d'une accord secret entre la France et l'Espagne. La zone de Tanger est soumise à un régime particulier qui sera plus tard précisé par la convention de Paris du 18 décembre 1923, qui en fait une ville sous statut international. Ces différents accords régissent le Maroc jusqu'à l'indépendance en 1956.

Le Maroc moderne (1956 à nos jours)

A partir de l'indépendance, le sultan porte le titre de roi, sous le nom de Mohamed V. Le 26 février 1961 son fils Hassan II lui succède jusqu'à sa mort, le 23 juillet 1999. Son fils, Mohammed VI devient le vingt-troisième monarque de la dynastie alaouite et le troisième à porter le titre de Roi du Maroc.

LES PANORAMAS DU MAROC

La situation géographique du Maroc est à l'origine de ses paysages divers et variés.


Mer

LA MER ET L'OCÉAN

Le pays est bordé à l'ouest par l'océan Atlantique et, au nord, par la mer Méditerranée. Le Maroc possède le plus long littoral du continent africain avec 3500 km.

Montagne

LES MONTAGNES

Elles occupent plus des deux tiers du territoire et se composent de quatre massifs : le Haut-Atlas, le Moyen-Atlas, l'Anti- Atlas et le Rif. LeToubkal qui culmine à 4167m est le plus haut sommet d'Afrique.

Dessert

LES DESERTS

Nombreux et variés, les déserts marocains s'étendent principalement dans le sud ; déserts de pierre (les regs), hauts plateaux (les hamadas), dunes (l'erg), chacun a sa particularité mais tous fascinent le voyageur étranger qui vient y chercher la sérénité propre aux habitants de la région.



LES PLAINES

LES PLAINES

Elles s'étendent depuis les montagnes du Rif jusqu'au Moyen Atlas. Le bassin du Sebou, les plaines du Gharb, du Souss et du Haouz, baignées de nombreux cours d'eau sont très fertiles, (agrumes et maraichage notamment) ; pour les plaines les plus au sud, la politique des barrages permet de de compenser le déficit pluviométrique. D'autres plaines et vallées fertiles de moindre taille sont localisées principalement dans le nord : Lukos, Nekkor, Trifa, vallée des oueds Ouergha, Baht, Inaouen…

FLEUVES

FLEUVES

Parmi les grands fleuves du Maroc, la Moulouya prend sa source dans le Moyen Atlas et se jette dans la Méditerranée après un parcours de 520 km ; le Sebou prend sa source dans le moyen Atlas à une altitude de 2030 m ; le Bouregreg, sépare les villes de Rabat et de Salé ; le Tensift traverse Marrakech et le Sous, Agadir ; le Draa, long de 1100 km n'est visible que 50 km avant son embouchure et se jette dans l'Océan Atlantique.

LA FLORE

LA FLORE

Nombreux et variés, les déserts marocains s'étendent principalement dans le sud ; déserts de pierre (les regs), hauts plateaux (les hamadas), dunes (l'erg), chacun a sa particularité mais tous fascinent le voyageur étranger qui vient y chercher la sérénité propre aux habitants de la région.

FLEUVESLES ARBRES LES PLUS CONNUS

Le Maroc compte de nombreuses essences d'arbres.

L'arganier est un arbre endémique au Maroc ; son nom vient du mot berbère « argan » qui désigne soit l'espèce soit l'huile qui en est extrait. On le trouve principalement dans le Souss et en lisière du Sahara, dans le Draâ. L'huile d'argan est désormais très répandue, à des fins culinaires et cosmétiques.

Le tuya est également un arbre quasi endémique de l'Atlas, plus précisément de la région Souss Massa. Il pousse en zone semi-aride, aussi bien en plaine que sur les reliefs moyens ; son bois rouge foncé moucheté, à l'odeur caractéristique est très prisé des artisans et ébénistes qui en font des boites, des plateaux ou des meubles.

L'olivier, arbre méditerranéen par excellence, est présent dans tout le Maroc, mais plus particulièrement dans l'Anti-Atlas ; ses usages et ses bienfaits sont multiples ; les olives et leur huile sont à la base de la cuisine marocaine. Son bois a également des vertus calorifiques exceptionnelles.

Le palmier dattier est une plante au tronc creux qui a besoin d'eau, de chaleur et de soleil pour se développer. Elle est cultivée depuis 4000 ans avant notre ère. On compte au Maroc 4, 5 millions de palmiers dattiers, dont les deux tiers sont concentrés dans les régions de Ouarzazate et Errachidia.

On dit du Maroc qu'il est l'autre pays du cèdre, avec le Liban. Si le Maroc possède la principale cédraie du bassin méditerranéen, sur 134.000 hectares, principalement dans le Moyen et le Haut Atlas, ce trésor national est menacé par le dérèglement climatique et la pression des hommes. Un vaste plan de préservation est en œuvre pour le protéger.

A la frontière entre l'Afrique et l'Europe, le Maroc a été bercé au cours de ses deux mille cinq cents ans d'histoire par des influences diverses. Les Berbères sont les habitants d'origine du Maroc, auxquels se sont mêlés au cours de l'histoire des Juifs et des tribus nomades au sud du Royaume. Les conquêtes islamiques du Maghreb au 7ème siècle marqueront l'histoire du Maroc. Aujourd'hui les arabo-berbères représentent 98% de la population; ils sont musulmans sunnites, de rite malékite.

Le peuple marocain

Le Maroc compte 35 millions d'habitants, dont 62% sont urbanisés ; c'est un pays jeune, 42% de la population a moins de 25 ans. Du point de vue démographique, avec 2,2 enfants par femme, le Maroc reste au niveau des pays les plus dynamiques en termes de natalité.

La diaspora marocaine à l'étranger (4,5 millions de marocains vivent hors du Maroc) contribue de plus en plus au développement économique du pays, sous l'effet de l'ascension socioéconomique transgénérationnelle ; le Maroc, de son côté accueille plus de 80 000 étrangers (source HCP 2014), essentiellement d'origine européenne (40%) et africaine (42%).

A la frontière entre l'Afrique et l'Europe, le Maroc a été bercé au cours de ses deux mille cinq cents ans d'histoire par des influences diverses. Les Berbères sont les habitants d'origine du Maroc, auxquels se sont mêlés au cours de l'histoire des Juifs et des tribus nomades au sud du Royaume. Les Arabes ont conquis le pays entre le 7ème et le 11ème siècle. Aujourd'hui les arabo-berbères représentent 98% de la population ; ils sont musulmans sunnites, de rite malékite.

Musique, poterie, tapis, cuir, bijoux, broderie, cuisine… L'art marocain est la résultante des brassages civilisationnels dont est faite l'histoire du Royaume. En préservant son authenticité, il a su se renouveler et s'adapter à travers le temps.

L'artisanat marocain

L'artisanat au Maroc est le fruit d'un double héritage ; celui des Berbères tout d'abord, les premiers habitants du Maroc qui ont appris à travailler la laine, le fer, l'argent et l'argile principalement ; puis plus tard, celui des Arabes qui ont introduit le travail du cuir et du bois. Riche en traditions millénaires, il se décline en cinq filières principales : la terre, le bois, les métaux, les textiles et le cuir. Art vivant, il innove et se réinvente également, pour donner naissance à de nouvelles créations que les marques ou grandes enseignes occidentales s'approprient. En 2018 l'artisanat a contribué au PIB à hauteur de 7%.

Tissage

Tissage

Au Maroc les femmes tissent et les hommes vendent les tapis sur les marchés traditionnels. Chaque région a un style propre. Les plus prisés sont les tapis du Moyen Atlas, ceux qui viennent de la région des Zemmour (fond rouge agrémenté d'autres teintes plus douces d'orange ou de jaune), de Taza (en général fond blanc ou écru) ou de Meknès (fond de couleur). Contrairement aux tapis berbères, les tapis de Rabat sont plus d'inspiration orientale, avec des dominantes de rouge.

Bois

Bois

Le bois est une matière ornementale particulièrement prisée dans les maisons traditionnelles, riads et palais. De larges portes en bois sculpté s'ouvrent sur les patios et les plafonds sont toujours ornés de sculptures en bois. Les essences sont nombreuses, cèdre, thuya, citronnier… On fabrique également des vases, des guéridons, des plateaux et des moucharabiehs, souvent en thuya, marqueté et incrusté.

Habits traditionnels

Habits traditionnels

Les caftans et les djellabas constituent la garde-robe traditionnelle marocaine de base ; elle est encore portée, dans tous les milieux, plus particulièrement lors des cérémonies traditionnelles, mariages ou encore soirée du mois de Ramadan. Le caftan, réservé aux femmes, remonte à l'empire ottoman. C'est une robe longue d'apparat, taillé dans des matières nobles (velours, soie, brocard) et serti de fils de métaux précieux, or ou argent. Vêtement d'extérieur, la djellaba est portée aussi bien par les femmes que par les homme. Le caftan et la djellaba se renouvellent pour épouser les tendances de la mode, sous l'impulsion de créateurs marocains.

Poterie et céramique

Poterie et céramique

Trois grandes écoles rivalisent dans la poterie : celle de Safi, celle de Fès et l'école berbère. La poterie berbère est sobrement décorée, celles de Fès et Safi, émaillées de zellige sont ornées de plus de motifs et de couleurs et empreintes d'art islamique.

Bois

Bijoux

De pure tradition berbère, les techniques de fabrication des bijoux marocains sont le filigrane (fils d'argent), le nielle (incrustation), le ciselé et le gravé. Les fibules et les bracelets sont le plus souvent en argent et incrustés d'émail noir ou de couleur.

Cuir

Cuir

Le travail du cuir fait partie de l'histoire du Maroc, dont est issu le mot « maroquinerie » ; trois corps de métier se relaient pour travailler le cuir : les tanneurs, les teinturiers puis les maroquiniers ; poufs, sacs, portefeuilles et autres accessoires, babouches font la réputation des villes de Fès et Marrakech depuis des siècles.


L'art culinaire

Cuir
Méditerranéen par excellence, aux influences berbère, arabe et juive


La cuisine marocaine est considérée comme l'une des plus riches au monde, reconnue pour sa profusion de saveurs et de couleurs. Elle est un marqueur culturel important. Le couscous est un plat mythique incontournable. Ce plat a su traverser les frontières et se savoure dans les plus grands restaurants internationaux. La recette du couscous varie selon les régions et les coutumes familiales.

Le tajine est l'un des plats principaux de la gastronomie marocaine. Il tient son nom de l'ustensile typique en terre vernissée dans lequel on le cuit lentement au charbon de bois. Ce met est le plus souvent composé de viande, de légumes, de fruits et d'épices.




Les évènements festifs

Culture, fêtes et festivals, partout, toute l'année

Les Moussems

Les Moussems

Les Moussems sont de grands rassemblements annuels faits de processions, de chants populaires, de danses et fantasias. Ces évènements, prétexte au recueillement et aux prières, unissent les marocains autour de rites, croyances et traditions. Le Moussem de Tan-Tan a été proclamé chef-d'œuvre du patrimoine Oral et Immatériel de l'Humanité par l'UNESCO en 2005.

Mariages

Mariages

Au Maroc, la cérémonie du mariage donne lieu à de grandes fêtes, qui peuvent durer de trois jours à une semaine ; elle reste étroitement liée aux traditions et coutumes ancestrales du pays. Les rites varient d'une région à l'autre. Tenues vestimentaires, chants et mets diffèrent selon les coutumes et la culture de la région.

Autres fêtes

Autres fêtes

D'autres occasions réunissent les membres d'une communauté autour d'événements réguliers (fête des amandiers, festival des cerises, la procession des cierges, etc.)

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L'art musical

Les musiques en fête

La musique occupe une place bien particulière au sein de la société marocaine ; très diversifiée, elle illustre la diversité des cultures marocaines. Elle se compose de plusieurs genres musicaux, les musiques andalouse et judéo-marocaines, le chaabi (une variété de musique populaire), les musique gnoua et hassani…. Plus récemment la musique marocaine a également puisé son inspiration dans la musique arabe contemporaine du reste du monde arabe (Égypte, Liban, Syrie etc.).

Malhun

Malhun

Le Malhun est né dans les corporations artisanales du sud du Maroc. Influencé par les styles musicaux andalous, le Malhun est un genre de poésie chantée, dont les paroles se rapportent souvent à des questions sociales et culturelles. L'art du Malhun comprend trois parties : la composition, la conservation et l'interprétation. Chacune de ces activités est exercée par un maître différent.

Gnaoua

Gnaoua

Le Gnaoua est une musique confrérique soufie généralement associée à des paroles à caractère religieux, qui invoque les ancêtres et les esprits. Cette musique populaire réaffirme l'ancrage africain du Maroc à travers une culture aux racines subsahariennes. L'art gnaoua a acquis une renommée internationale grâce aux fusions de cette musique spirituelle avec d'autres genres musicaux étrangers tels que le blues, le jazz et le reggae.

Ahwach

Ahwach

L'Ahwach désigne une musique et une forme de danses collectives pratiquées dans les villages berbères du Haut-Atlas et de l'Anti-Atlas. Cette musique traditionnelle se présente sous la forme d'animations où alternent spectacles hauts en couleurs et échanges entre musiciens.


Festivals musicaux

Les festivals musicaux, quant à eux, rythment les saisons du Maroc, du Nord au Sud et d'Est en Ouest. Musique traditionnelle, classique ou contemporaine, sacrée ou fusion, jazz… tous les genres ont droit de citer. Le Festival Mawazine-Rythmes du monde est organisé chaque année aux mois de mai et juin, à Rabat et Salé depuis 2001. Il a accueilli un public record de 2,75 millions de spectateurs en 2019. En 2018 il était est le plus grand festival de musique au monde et le plus grand festival du continent africain.

Jazz in Chellah (Rabat), Tanjazz (Tanger), Jazzablanca (Casablanca), Madjazz (Marrakech) ravissent les amateurs depuis des années. Le festival Gnaoua et Musiques du Monde d'Essaouira célèbre les racines africaines du Maroc tout en laissant la part belle aux concerts « fusion ». Le Printemps Musical des Alizés, qui s'installe chaque année en avril, fait découvrir aux adeptes comme aux néophytes les plus belles œuvres de la musique classique. Plus au nord, à Chefchaouen, le festival Alegria célèbre le passé culturel commun du Maroc et de l'Espagne. « Voix de femmes », qui se tient à Tetouan, met en valeur un patrimoine de voix féminines riche et varié, puisant dans les cultures méditerranéennes, arabes et africaines. Le raï est célébré chaque année à Oujda lors du Festival international du raï qui réunit les stars marocaines et algériennes de ce genre musical si populaire au Maghreb.