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Investisseur

​Pacte National pour l'Emergence Industrielle

 

Depuis 2009, le Pacte National pour l'Emergence Industrielle (PNEI) établit une feuille de route claire et formalisée dont l'objectif est d'édifier une industrie moderne, productive et compétitive. Cette feuille focalise les efforts sur les secteurs à forte valeur ajoutée tels que le Métiers Mondiaux du Maroc (MMM) : l'automobile, l'aéronautique, l'électronique, l'offshoring, le textile et l'agroalimentaire. Les Assises de l'Industrie, qui ont lieu en février 2013, ont été l'occasion d'intégrer à la stratégie industrielle trois secteurs prometteurs : la pharmacie, de la chimie-parachimie et les industries mécaniques et métallurgiques.

D'importantes réalisations à mi-parcours

En 2012, l'industrie a drainé près de 8 milliards de dirhams d'investissements directs étrangers (IDE), soit 26 % du total des IDE, ce qui positionne le secteur au premier rang. Le PIB industriel a, quant à lui, augmenté de 28,4 milliards de dirhams entre 2008 et 2011. Plus de 100 000 emplois ont par ailleurs été créés dans les métiers mondiaux du Maroc entre 2009 et 2012. Durant la même période, les exportations du secteur automobile ont augmenté de plus de 125 % tandis que celles de l'aéronautique enregistrent une hausse de 60 %. Autre constat positif : 200 hectares de foncier industriel équipés sont aménagés chaque année, contre 35 à 40 hectares par an avant la mise en œuvre du pacte.

Grâce à d'importants efforts de promotion, plusieurs groupes étrangers de renommée mondiale se sont implantés au Maroc (Renault à Tanger, Bombardier à Nouacer…). De nouveaux donneurs d'ordre étrangers se sont également installés dans le secteur du textile et de l'habillement, avec des demandes de sourcing en augmentation malgré un contexte difficile.

En ce qui concerne la formation, plusieurs instituts spécialisés dans les MMM ont été créés à Casablanca et à Tanger : L'IFMA pour l'automobile, l'IMA pour l'aéronautique, l'école Casa Moda pour le textile et l'ISMOTICA pour l'offshoring. Deux autres instituts automobiles sont en cours de création. À fin 2012, près de 110 000 personnes ont bénéficié de cycles de formations mis en œuvre dans le cadre du PNEI.

Perspectives

L'ambition du gouvernement est de hisser l'industrie marocaine à des niveaux de compétitivité plus élevés pour renforcer le positionnement du Maroc en tant que hub industriel et relais de croissance pour les investisseurs étrangers. Ces derniers auront ainsi facilement accès à l'Afrique subsaharienne dont la croissance pourrait atteindre 6 à 7 % dans les années à venir. Le Maroc est par ailleurs sur le point de conclure des accords préférentiels avec les pays de l'Union Economique et Monétaire Ouest-africaine (UEMOA).

Le Royaume compte poursuivre la stratégie mise en place et attirer de nouveaux constructeurs et grands équipementiers. Il souhaite également que la compensation industrielle devienne un vrai levier de développement économique en élaborant une stratégie qui tient compte des expériences internationales dans ce domaine, ainsi que des spécificités du contexte marocain.

Enfin, les chantiers tels que la formation, l'accroissement de la compétitivité des PME, l'amélioration du climat des affaires et la modernisation des systèmes de production sont toujours au cœur des préoccupations des pouvoirs publics.