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Depuis la fin des années 90, le Maroc offre l’image d’un vaste chantier de réformes qui a entraîné des mutations structurelles et un dynamisme remarquable au niveau des différents compartiments de l’activité économique. La poursuite de ces réformes a permis à l’économie nationale, en dépit des mutations rapides de l’environnement international et des années de sécheresse, de consolider les acquis sans pour autant compromettre la stabilité des équilibres fondamentaux. Ces réformes se sont traduites notamment par l’accélération de la croissance économique, l’appui du secteur privé, l’amélioration de la compétitivité de notre tissu productif, le renforcement de l’intégration du Maroc à l’économie mondiale, l’amélioration du profil des finances publiques, la lutte contre la pauvreté et l’exclusion et l’amélioration des indicateurs de développement humain appelés à enregistrer de nouveaux progrès pour marquer de manière significative la vie des citoyens et des citoyennes. L’économie marocaine a entamé un nouveau sentier de croissance économique forte et durable étalée sur un cycle long depuis 2000. Ce contexte d’évolution s’est concrétisé avec une baisse de la volatilité du PIB sans pour autant attiser des tensions inflationnistes ni encore déséquilibrer les fondamentaux macroéconomiques. Cette période s’est particularisée aussi par un excédent enregistré au niveau du compte courant de la balance des paiements pour six années successives, par la maîtrise de l'inflation et du déficit budgétaire et par le rôle important de la demande intérieure dans le dynamisme de la croissance. Ces évolutions témoignent ainsi non seulement du renforcement de la vigueur de l'économie mais également de sa capacité d'adaptation aux mutations mondiales. Bien que soumise en partie aux effets de la crise financière et économique systémique déclenchée en 2008, à travers les secteurs les plus exposés aux aléas de la conjoncture internationale, l’économie nationale a résisté aux fortes turbulences qui ont traversé l’économie mondiale. Le Maroc continue à moderniser les fondements de son modèle de croissance pour alimenter sa capacité de résilience et son potentiel de croissance à travers le renforcement des efforts de réforme et d’investissement. Ainsi, le recul de la demande extérieure et la faiblesse de l’offre exportable ont pu être amorties par la contribution toujours soutenue de la demande intérieure à la croissance économique. Appuyés par un secteur financier structuré et répondant aux standards internationaux, les efforts déployés en matière d’investissement ont contribué à la consolidation de la demande intérieure qui était boostée par la consommation des ménages et l’investissement. Cette dynamique d’investissement a porté le taux d’investissement brut à plus de 36% du PIB en 2009. Pour mieux cerner ces évolutions et ces mutations structurelles de l’économie marocaine, cette nouvelle édition du tableau de bord a pour objectif de faire ressortir, à la lumière des différents travaux d’analyse et de suivi réalisés par la DEPF, les principales tendances de l’économie marocaine depuis 1990 en termes de croissance des agrégats de la nation, du commerce extérieur, de la compétitivité, de la performance du secteur financier ainsi que de l’évolution des prix. |
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